A l’issue de son audition au tribunal d’Anosy ce mecredi 5 janvier 2011, le Lt Colonel Charles Andrianasoavina a annoncé devant la presse à Anosy qu'il a participé à deux coups d'Etat en 2009; le premier, le 17 mars 2009 pour lequel il a perçu la somme de 100.000.000 FMG. Selon lui, les fonds venaient d'un pays étranger, de politiciens et de militaires. Le deuxième Coup d'Etat dont il n'a pas donné la date mais auquel il a participé, a été commandité par un membre de la Hat. Cette déclaration a le mérite d’être claire et ne souffre d’aucune autre interprétation car elle émane d’une des personnes ayant participé d’une manière directe à ce putsch. Que ceux qui n’ont rien entendu se lèvent et aillent consulter un médecin.
Dorénavant, toute autre explication essayant de donner une autre version de ce qui s’est passé en 2009 est un mensonge et de la pure mauvaise foi. Cela fait deux ans que l’auto persuasion et le lavage de cerveau durent et les malgaches n’ayant jamais douté qu’il s’agissait bien d’un coup d’état, viennent de recouvrer une partie de leur honneur.
L’objet de cette déclaration n’est une surprise pour personne, son auteur que nous considérons comme un lampiste, mais participant actif, apporte une confirmation sans équivoque des faits à l’origine de cette longue crise politique qui fait souffrir notre pays. Elle donne également un éclairage supplémentaire sur l’idée qu’il existe bel et bien un acteur étranger dans cette histoire, et dont il faudra trouver son identité (individu ou état), de manière précise.
Nous considérons que cette déclaration est un fait politique important. Il y a maintenant un avant et un après. Car à l’heure ou des tractations se déroulent au grand dam de ceux qui ont toujours refusé de négocier avec les putschistes, le principe même de s’asseoir autour d’une même table avec ceux-là, devient davantage insupportable. Que cette position soit considérée comme politiquement incorrecte et extrémiste, peu nous importe, nous l’assumons pleinement. L’honneur de notre pays vaut plus qu’un arrangement entre extrêmes opportunistes et auteurs de coup d’état.
Que l’on cesse également de nous reprocher d’être fidèles à nos convictions. Envisager un avenir meilleur pour les générations futures malgaches exige des politiques une révolution de mentalité. La conquête du pouvoir ne doit pas être considérée comme une fin en soi et être responsable c’est aussi accepter de rester en dehors du pouvoir tant que les conditions ne soient pas remplies pour agir selon ses principes et défendre l’intérêt général. A fortiori, accepter de gouverner avec des putschistes est un renoncement à sa propre identité et servir de simple faire valoir à des illégaux en mal de reconnaissance.
Rainilita
Nous considérons que cette déclaration est un fait politique important. Il y a maintenant un avant et un après. Car à l’heure ou des tractations se déroulent au grand dam de ceux qui ont toujours refusé de négocier avec les putschistes, le principe même de s’asseoir autour d’une même table avec ceux-là, devient davantage insupportable. Que cette position soit considérée comme politiquement incorrecte et extrémiste, peu nous importe, nous l’assumons pleinement. L’honneur de notre pays vaut plus qu’un arrangement entre extrêmes opportunistes et auteurs de coup d’état.
Que l’on cesse également de nous reprocher d’être fidèles à nos convictions. Envisager un avenir meilleur pour les générations futures malgaches exige des politiques une révolution de mentalité. La conquête du pouvoir ne doit pas être considérée comme une fin en soi et être responsable c’est aussi accepter de rester en dehors du pouvoir tant que les conditions ne soient pas remplies pour agir selon ses principes et défendre l’intérêt général. A fortiori, accepter de gouverner avec des putschistes est un renoncement à sa propre identité et servir de simple faire valoir à des illégaux en mal de reconnaissance.
Rainilita

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