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  • Madagascar: 26 janvier 2009 - 26 janvier 201xxx


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    Les années se suivent et se ressemblent. La descente aux enfers n’est pas terminée même si des signes peuvent laisser penser qu’un dénouement est proche. Chaque année et à la même période depuis 2010, il nous a déjà été dit qu’une sortie de crise est imminente. Sans vouloir insulter l’avenir,  et si la Sadc ne change pas son secrétariat exécutif des basses œuvres, on ne prend pas un grand risque à fixer un rendez-vous pour l’année prochaine à la même date pour redire les mêmes choses.


    On n’a pas perdu pour autant l’espoir d’un retour à la normale, mais avec les mêmes acteurs, la direction ne changera pas. De la mouvance Ravalomanana, elle a prouvé son manque d’audace, sa docilité et son allégeance à ce mécanisme imaginé pour l’éloigner de son chef et lui donner un pouvoir de signature. Ne l’a-t-elle pas été créée pour cela ? C’était l’objectif de la première étape.

    L’étape suivante consiste à couper le cordon qui peut encore le relier avec son mentor. L’opération est en cours, puisqu’on lui a suggéré de renoncer aux élections. On suscite les vocations et les ambitions sont de moins en moins discrètes. Touche par touche, les iznogoud se font plus nombreux et plus téméraires, réconfortés par les récentes déclarations de Châtaigner bis. Certains se découvrent adeptes de l’apaisement, d’autres prônant l’amnistie pour les voleurs et assassins. C’est, semble-t-il le gage d’une élection transparente.

    Dans le même temps, on fait un bras d’honneur à la charte de la bonne gouvernance de l’UA. Le putschiste est toujours là. Il veut même modifier le calendrier électoral. Et pourquoi ne le ferait-il pas, si  rien ni personne, comme d’habitude, n’ose lever le petit doigt contre ses caprices surtout qu’il s’est trouvé un allié chez ses « pseudo adversaires ».

    Ce 26 janvier est un jour particulier car il matérialise, quatre ans plus tôt, toute la barbarie de ceux qui occupent encore le pouvoir  et que certains semblent l’oublier et s’évertuent à tourner la page. Les plaies restent encore béantes et ne se cicatriseront pas car les assassinats, les violences et les destructions n’ont pas cessé. C’est dans ce contexte que l’on veut organiser des élections à marche forcée. On ne cessera jamais de dire que rien ne puisse se construire sur des ruines. Un consensus qui s’accorde à voler un peuple est une compromission.

    La bénédiction de la communauté internationale n’est pas une garantie de bonnes mœurs.  Il semble apparaitre aujourd’hui, que la classe politique, toutes tendances confondues, se réjouit de l’absence en terre malgache du dernier président élu des malgaches, même si certains n’osent  le montrer, la quasi-totalité des malgaches  se sentirait floué et dupé, si tel serait le cas.

    Nous mettons en garde que ce schéma représente pour ceux qui s’en accommodent aujourd’hui, et qui s’en sont rendus implicitement complices, un danger  permanent comme une épée de damoclès sur leurs têtes, qui les frapperont tôt ou tard.

    Il est temps que le peuple se ressaisisse et mesure la responsabilité qui est la sienne face aux générations futures : le destin du pays est entres ses mains, il a le pouvoir de le changer, mais le veut-il ?


    http://www.tim-madagascar.org/

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