Les années se suivent et se ressemblent. La descente aux enfers n’est pas terminée même si des signes peuvent laisser penser qu’un dénouement est proche. Chaque année et à la même période depuis 2010, il nous a déjà été dit qu’une sortie de crise est imminente. Sans vouloir insulter l’avenir, et si la Sadc ne change pas son secrétariat exécutif des basses œuvres, on ne prend pas un grand risque à fixer un rendez-vous pour l’année prochaine à la même date pour redire les mêmes choses.
On n’a pas
perdu pour autant l’espoir d’un retour à la normale, mais avec les
mêmes acteurs, la direction ne changera pas. De la mouvance
Ravalomanana, elle a prouvé son manque d’audace, sa docilité et son
allégeance à ce mécanisme imaginé pour l’éloigner de son chef et lui
donner un pouvoir de signature. Ne l’a-t-elle pas été créée pour cela ?
C’était l’objectif de la première étape.
L’étape
suivante consiste à couper le cordon qui peut encore le relier avec son
mentor. L’opération est en cours, puisqu’on lui a suggéré de renoncer
aux élections. On suscite les vocations et les ambitions sont de moins
en moins discrètes. Touche par touche, les iznogoud se font plus
nombreux et plus téméraires, réconfortés par les récentes déclarations
de Châtaigner bis. Certains se découvrent adeptes de l’apaisement,
d’autres prônant l’amnistie pour les voleurs et assassins. C’est,
semble-t-il le gage d’une élection transparente.
Dans le
même temps, on fait un bras d’honneur à la charte de la bonne
gouvernance de l’UA. Le putschiste est toujours là. Il veut même
modifier le calendrier électoral. Et pourquoi ne le ferait-il pas, si
rien ni personne, comme d’habitude, n’ose lever le petit doigt contre
ses caprices surtout qu’il s’est trouvé un allié chez ses « pseudo
adversaires ».
Ce 26
janvier est un jour particulier car il matérialise, quatre ans plus tôt,
toute la barbarie de ceux qui occupent encore le pouvoir et que
certains semblent l’oublier et s’évertuent à tourner la page. Les plaies
restent encore béantes et ne se cicatriseront pas car les assassinats,
les violences et les destructions n’ont pas cessé. C’est dans ce
contexte que l’on veut organiser des élections à marche forcée. On ne
cessera jamais de dire que rien ne puisse se construire sur des ruines.
Un consensus qui s’accorde à voler un peuple est une compromission.
La
bénédiction de la communauté internationale n’est pas une garantie de
bonnes mœurs. Il semble apparaitre aujourd’hui, que la classe
politique, toutes tendances confondues, se réjouit de l’absence en terre
malgache du dernier président élu des malgaches, même si certains
n’osent le montrer, la quasi-totalité des malgaches se sentirait floué
et dupé, si tel serait le cas.
Nous
mettons en garde que ce schéma représente pour ceux qui s’en accommodent
aujourd’hui, et qui s’en sont rendus implicitement complices, un danger
permanent comme une épée de damoclès sur leurs têtes, qui les
frapperont tôt ou tard.
Il est
temps que le peuple se ressaisisse et mesure la responsabilité qui est
la sienne face aux générations futures : le destin du pays est entres
ses mains, il a le pouvoir de le changer, mais le veut-il ?
http://www.tim-madagascar.org/

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