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| Photos: L'Express de Madagascar/La Nation |
Coïncidence ou pur hasard, voilà que lesdits hélicoptères provoquent un tollé général aussi dans le monde médiatique de Madagascar, après avoir fait les choux gras des colonnes de leurs collègues européens. La station TV Plus Madagascar a même cru bon de remettre sur le tapis dans son site, les tribulations de ce belge qui n’est pas comme les autres. Dans son journal du 30 avril 2013, sous le titre : « Andry Nirina Rajoelina et ses relations avec les trafiquants d’armes internationaux », TV Plus a diffusé une enquête faite par TV5 Monde Afrique à partir d’un document vidéo de RTBF .Voici aussi un extrait d’un article du journal VIF Be sur cette vente de matériels militaires qui a fait des vagues même dans les milieux officiels belges : « En 2009, le ministère de la Défense décide de vendre 23 hélicoptères Alouette II de la Force aérienne. L’affaire fait polémique à l'époque parce qu’une vente directe à Madagascar est soupçonnée. Or, ce pays sort à peine d'un coup d'État. Le ministère décide alors d'ouvrir la vente au public et octroie finalement le marché à la société bruxelloise MAD Africa Distribution pour un montant de 900 000 euros. A la fin de la même année, quatre Alouette II arrivent à… Madagascar. Pourtant, le « End User CertificateA » qui accompagne le contrat comporte une clause interdisant toute ré-exportation sans l'aval des autorités compétentes. Comment les hélicoptères de l’armée belge se sont-ils retrouvés à Madagascar ?
Le patron de la société, David Verly, affirme avoir contacté les autorités fédérales et avoir reçu le feu vert : les biens sont [démilitarisés], il n'y a pas lieu d'avoir de licences préalables. Autre son de cloche du côté du gouvernement fédéral : ni les Affaires étrangères ni l'Economie n'ont été contactées. Normal, puisque les autorités compétentes, dans le cas d'une exportation de matériel militaire, sont régionales. Or, la cellule [licences] de la Région bruxelloise, où se situe le siège social de MAD Africa Distribution, n'était pas au courant de l'exportation et n'a donc octroyé aucune licence à la société… Certains des hélicoptères belges désormais propriétés de l’armée malgache ont participé au défilé de l’Indépendance, ce 26 juin ».
Il se trouve que jusqu’à ce jour, au niveau du pouvoir de Transition en général et de la Justice malgache en particulier, devant un dossier aussi puant qui sent les magouilles en plein nez, personne ne lève le petit doigt pour donner le minimum d’éclairage sur ces transactions. Alors qu’au nez et à la barbe de toute la population de cette île, le nommé David Verly a réussi à arracher l’accord des autorités de ce régime au point de faire parader les aéronefs publiquement à Mahamasina. C’est quand même scandaleux de constater que les décideurs avaient osé outrepasser leurs pouvoirs en prenant des décisions de ce genre, alors qu’en tant qu’autorités de transition ils n’en avaient pas le droit. Les transactions se sont déroulées dans l’opacité la plus condamnable avec des paiements dans des conditions qui n’ont rien à voir avec l’orthodoxie financière.
D’autres organes ont même déjà fait état des relations douteuses de ce trafiquant belge notoire qui se vantent d’avoir la protection et les appuis de Patrick Leloup et des personnalités du premier cercle d’Andry Rajoelina. Il serait difficile de croire que les grands responsables de l’Armée, le ministre en tête n’avaient pas participé à la prise de décision dans cette affaire. Dans un autre pays où la bonne gouvernance est de mise dans la conduite des affaires de l’Etat, la démission des personnalités impliquées allait de soi. Au fait qu’est-ce qu’il en dit le Premier ministre Jean Omerta Beriziky qui n’était pas encore Chef de gouvernement, du temps où toutes ces « affaires » occupaient quelques décideurs ? N’empêche qu’il a intérêt à bien regarder autour de lui pour éviter d’être mêlé à des salades. Au pays de Pinocchio, non hélas! Les affaires sont les affaires. Et la loi du silence oblige…
VIDÉO Andry Nirina Rajoelina et ses relations avec les trafiquants d'armes internationaux

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