Un caprice qui est très mal perçu par le bloc occidental, principaux partenaires de Madagascar et alliés de la France.
En effet, comment la France va-t-elle expliquer, justifier, que l’ont ai troqué un laitier pro-Occidental convaincu qui devenait certes borderline par ses affaires sud-coréennes et son blocage sur l’Affaire Seabord par un Lapinou qui privilégie les liens avec la Chine, l’Arabie Saoudite et bientôt la Turquie et le Pakistan ? Qui remet en questions les contrats des puissances occidentales « amies » de la France ?
Pourtant, malgré les réticences ouvertement exprimées par l’Union Européenne, les Etats-Unis, le Canada, l’Union Africaine, la SADC et même des pays d’Amérique Latine à l’ONU, la France persiste et signe à imposer sa « vision des choses ».
On ne peut comprendre la stratégie française à Madagascar si l’on ne comprend pas quel est le statut de Madagascar aux yeux de la diplomatie française.
C’est bien simple, Madagascar est tout simplement redevenu un « protectorat français » :
Le protectorat est une des formes de sujétion coloniale. Il diffère de la colonisation pure et simple en ce que les institutions existantes, y compris la nationalité, sont maintenues sur un plan formel, la puissance protectrice assumant la gestion de la diplomatie, du commerce extérieur et éventuellement de l’armée de l’État protégé.
Un protectorat français, vraiment ? Oui, et je le démontre.
La gestion de la diplomatie par exemple : pour contourner les sanctions du bloc régional (UA/SADC), la France réactive son « machin » resté un peu dans l’oubli : la Commission de l’Océan Indien (COI).
Le commun des malgaches connaissent peu cette institution et pour preuve, d’une part elle s’occupe principalement de financer des projets/études d’ordre environnemental et surtout elle ne compte que cinq « petits » « pays » à l’inverse de la SADC : Madagascar, France de l’Océan Indien (Mayotte, Réunion), Maurice, Comores et Seychelles.
J’ai bien évidemment mis « pays » entre guillemets car jusqu’à preuve du contraire, à part aux Jeux des Iles, la France de l’Océan Indien n’a pas d’existence formelle et n’est pas un pays.
La COI a été créée de toutes pièces par la France pour briser l’isolement régional de ses colonies de Mayotte et de la Réunion moyennant espèces sonnantes et trébuchantes pour les pays « qui veulent bien jour avec ses zenfants dézil », Madagascar, Maurice, Comores et les Seychelles.
C’est d’ailleurs pour cela qu’elle essaye actuellement de fourguer à l’Ile Maurice, le caillou de Tromelin, afin que Maurice se désolidarise de la SADC grâce à ce deal.
Aujourd’hui, c’est Madagascar le vilain petit canard, alors pour dépanner, on réactive la COI qui couplée à l’autre « machin » français l’OIF (Organisation Internationale de la Francophonie) va donner une légitimité internationale au scrutin truqué qui devrait se dérouler cette année.
Mais la France ne s’arrête pas là, elle va également renforcer sa coopération militaire sur son protectorat, toujours sous label COI naturellement.
On a donc annoncé en grande pompe, l’ouverture d’une base de la COI à Diégo-Suarez, officiellement pour lutter contre la piraterie. Moi, je dis : LOL.
Pourquoi « LOL » ?
Parce que l’Ile Maurice n’a ni armée ni marine, idem pour les Seychelles et Madagascar se passe de commentaires.
Il ne reste donc…oui que la toute puissante marine et armée française.
L’ouverture d’un base de la COI à Diégo ne signifie qu’une chose : le retour des militaires français à Madagascar, ceux que nos aînés avaient pourtant fait partir en 1973.
Une base qui n’est pourtant pas prévue dans le Livre Blanc de la Défense, comment réagiront les métropolitains en apprenant qu’on ferme des bases dans leurs terroirs et qu’on en ouvre autant chez les « indigènes » (Émirats Arabes Unis et Madagascar) ?
Si l’impact environnemental et financier sur la faune locale féminine sera appréciable, on s’interrogera de nouveau sur la souveraineté malgache.
Mais en fait, pourquoi se soucier d’une souveraineté malgache ?
Après tout, comme disait un certaine française il y a quelque années : Madagascar, c’est la France, c’est l’Europe.
Mais, quelque chose me turlupine alors, si on était une colonie où un protectorat français, pourquoi stagne-t-on toujours dans la misère ?
* Où sont les écoles et lycées français qui vont alphabétiser tous nos enfants ?
* Où sont les hôpitaux modernes et équipés qui vont sauver nos citoyens ?
* Où sont les routes qui vont désenclaver nos régions et favoriser les échanges ?
* Où sont les avantages sociaux qui amélioreront notre qualité de vie ?
* Où sont les facilités de circulation (visa, titre de séjour) et d’études pour nos étudiants ?
* Où sont les millions d’emplois pour faire vivre nos gens ?
* Où sont nos policiers qui nous protégeront au lieu de nous racketter, voler ?
* Bref, Où sont nos putains de 60 milliards d’euros par an ?
Ou alors la France espère-t-elle que les malgaches vont la sucer gratis ?
Rien n’est gratuit en ce monde qui est d’ailleurs régit par l’offre et la demande. Or, la demande pour la malgachine est très forte, la France devrait mieux traiter son « protectorat » et ménager ses alliés avant d’avoir un retour de bâton.
Si la France veut posséder Madagascar, qu’elle en paye le prix, mais qu’elle n’espère pas en jouir et filer…à l’anglaise
source: http://njnb.wordpress.com/
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