RADIO LONGO MADAGASIKARA
Ratsiraka, le retour ?
L'ancien président malgache Didier Ratsiraka, qui vit exilé dans une chic banlieue parisienne, vient d'annoncer son retour au pays, dont il avait été chassé en 2002.
Sa maison, dans la région de Tamatave, est inhabitable, mais Didier Ratsiraka s’en passera. L’ancien président, qui avait annoncé, en août 2009, qu’il ne rentrerait à Madagascar « que lorsque [sa] résidence d’Ambodiatafana sera[it] réhabilitée », semble avoir trouvé une solution de rechange. « Les autorités avaient promis de la refaire. Au lieu de ça, ils l’ont brûlée », dit-il en privé, en référence à l’incendie qui a ravagé sa demeure en juin dernier. Qu’à cela ne tienne, l’amiral squattera chez des amis.
Le 1er octobre, son intervention sur la chaîne malgache TV Plus a fait l’effet d’une bombe. Interrogé depuis sa résidence de Neuilly-sur-Seine, dans la banlieue parisienne, où il vit en exil depuis plus de huit ans, Ratsiraka a annoncé son retour imminent. Celui qui fut chassé du pouvoir en 2002 par Marc Ravalomanana estime aujourd’hui qu’il serait criminel de ne rien faire alors que « tout part à vau-l’eau ».
« On ne parle que de ça à Tana », rapporte un journaliste. Cette annonce a notamment éclipsé la campagne pour le « oui » ou pour le « non » à la nouvelle Constitution, un texte auquel s’oppose d’ailleurs Ratsiraka.
L’homme, qui encourt une peine de dix ans de travaux forcés depuis sa condamnation en 2003, a-t-il négocié son retour avec la Haute Autorité de la transition ? Son entourage s’en défend. Le Premier ministre, le général Camille Vital – un ancien partisan de Ratsiraka –, y est en tout cas favorable : « Son retour facilitera les négociations. » Pour ce qui est de Ravalomanana, en revanche, « c’est mieux qu’il reste à l’étranger durant les sept prochaines années ».
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Je l’ai déjà dit et écrit : il est plus qu’illusoire de croire et d’espérer encore que tous les politiciens impliqués dans ce désastre finiront un jour par revenir à la raison et à s’accorder sur un règlement fraternel, consensuel et définitif de leurs querelles ignominieuses. A cause de leur entêtement, de leurs atermoiements, de leurs tergiversations et de leur mauvaise foi manifeste, le Malgache de la rue continue, lentement mais sûrement, sa descente vers les bas fonds de l’indigence la plus absolue. Malgré sa patience légendaire, il ne serait pas surprenant qu’il participe, demain, à des actes de violence extrême et de désespoir total : une émeute de la faim, par exemple. J’en suis presque à le souhaiter du plus profond de moi-même, si cela pouvait apporter « LA » solution à cette crise sans fin.
RépondreSupprimerLe régime de fait d’Andry Rajoelina tente de faire le forcing pour organiser des élections, en oubliant que depuis 50 ans ce genre de manoeuvre a toujours conduit à de nouvelles révolutions de plus en plus violentes de et dans la rue. Il y aura encore des blessés et des morts innocents, des drames dans des familles. Est-ce cela que nous voulons ?
Un certain Raymond Ranjeva qui a porté si haut le drapeau de notre pays à la CIJ et dont nous devrions tous être fiers en tant que citoyens malgaches se propose d’apporter une solution pacifique à cette crise. Est-ce un crime en soi ? Est-ce que, très objectivement, ce qui serait criminel, c’est de ne rien faire alors que « tout va à vau l’eau », pour reprendre l' expression de D. Ratsiraka dans une de ses dernières interviews à propos de son retour – semble-t-il imminent – au pays, après 8 années d’exil dans les quartiers chics de la capitale française ?