Malgré les actes d’intimidation
perpétrés à l’encontre de son fils à Manjakatompo (Antsirabe), l’ancien
président réitère sa volonté de rentrer coûte que coûte à Madagascar.
24 heures après le passage du cyclone
tropical « Giovanna », l’ancien président Marc Ravalomanana a témoigné
sa solidarité envers les victimes du cataclysme naturel. C’était hier au
Magro lorsqu’il est directement intervenu par téléphone depuis
l’Afrique du Sud. « Vous n’êtes pas les seuls à subir les dégâts.
Nous sommes toujours à votre côté en cette période difficile. Nous
présentons nos condoléances aux familles de ceux qui ont perdu la vie
lors du passage du cyclone « Giovanna » », a déclaré Marc Ravalomanana. Touchant mot à son retour au pays, l’exilé d’Afrique du Sud de révéler : « Je
viens de contacter plusieurs chefs d’Etat. Ils ont exprimé leur soutien
à mon retour au pays prévu avant le 29 février 2012. » L’ancien président a rassuré ses partisans massivement rassemblés hier au Magro Behoririka sur ce retour imminent. «
Ne vous inquiétez pas. Je rentrerai au pays car le peuple malgache a
trop souffert. Le peuple malgache a plus que jamais besoin d’aide en
cette période où Madagascar est confronté non seulement à la mauvaise
gouvernance de ses dirigeants, mais également aux méfaits d’un
cataclysme naturel. », dixit Marc Ravalomanana. « Les Malgaches sont-ils maudits ? »,
s’interroge-t-il devant les ravages du cyclone « Giovanna » alors que
Madagascar n’est pas encore sorti d’une crise dans laquelle il est
plongé depuis le coup d’Etat militaire de mars 2009.
Amnistie. L’ancien président Marc
Ravalomanana a promis qu’il allait prendre ses responsabilités pour
convaincre la communauté internationale d’apporter de l’aide au peuple
malgache après le passage du cyclone « Giovanna ». Malgré les
difficultés auxquelles les Malgaches font face en ce moment, l’exilé
d’Afrique du Sud a lancé un appel à l’unité et à la solidarité. En tout
cas, Marc Ravalomanana, après le retour avorté du 21 janvier dernier,
vient de réitérer sa volonté de rentrer coûte que coûte au pays. Il a
déclaré hier que ce retour aura lieu avant le 29 février, date butoir
fixée par le vice-ministre sud-africain Marius Fransman pour l’adoption
de la loi d’amnistie. L’ancien président n’a pas cependant précisé si
son retour au pays prévu avant le 29 février est tributaire ou non de
l’adoption de cette loi d’amnistie. A en croire le vice-ministre Marius
Fransman, le retour de Marc Ravalomanana dépendrait de cette loi
d’amnistie. Or, des barons de la mouvance Ravalomanana persistent que
l’exilé d’Afrique du Sud n’a point besoin d’amnistie car il a été
condamné par une juridiction incompétente. Quoi qu’il en soit, force est
de constater que la Troïka de la SADC reste ferme sur les résolutions
de la réunion d’urgence de Pretoria. Pour le vice-ministre Marius
Fransman, une loi d’amnistie doit être adoptée avant le 29 février.
Cette loi d’amnistie doit permettre à Marc Ravalomanana de rentrer au
pays et de se présenter aux futures élections présidentielles. « Il ne peut y avoir d’élections libres et transparentes sans le retour au pays de Marc Ravalomanana. », a martelé Marius Fransman lors d’une conférence de presse qu’il a tenue avant le début de la réunion d’urgence de Pretoria.

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