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| Rien de ce qui a été annoncé sur la place du Magro , avant leur entrée dans ces institutions, pour justifier leur démarche, n’a été réalisé : où est-elle passée la feuille de route ? |
Le moment n’est pas encore celui du jugement, mais celui de la colère qui ne cesse de monter, même sourde, elle finit par arriver au sommet. Et gare à celui qui feint de ne rien entendre. Etre responsable, c’est d’abord assumer ses faits et gestes, joindre ses paroles à ses actes. Oser affronter la réalité, ne rien esquiver et ne pas chercher des faux-fuyants pour éviter le débat.
Avoir fait le choix de signer la feuille de route, certains représentants de la mouvance Ravalomanana ont pris une importante décision, car ils se sont donné la liberté et le droit de s’engager au
nom de tous ceux qui réclament le retour de la légalité mais surtout au
nom de ceux qui demandent le retour du président Ravalomanana à
Madagascar. C’est donc une décision lourde de sens car elle impose, en
retour, à leurs auteurs, des devoirs, mais surtout une obligation de
résultat. Six mois après leur intégration dans cette
transition pseudo-consensuelle, leur action au sein de ce pouvoir
non-reconnu, doit passer un examen de bilan. Le constat est sévère et il
n’y a pas lieu de se cacher derrière son petit doigt : médiocre pour ne
pas dire autre chose.
Rien de ce qui a été annoncé sur la place du Magro , avant leur entrée dans ces institutions, pour justifier leur démarche, n’a été réalisé : où est-elle passée la feuille de route ?
Ont-ils
réussi à influencer le sens des décisions au sein de ces entités
non-démocratiques et qui sont devenues des endroits de cogitation pour
empêcher le retour au pays, du président élu des malgaches ?
Les
a-t-on entendus interpeller l’auteur du coup d’état, au sujet de ses
innombrables actes, en violation totale des dispositions de la feuille
de route ?
La dernière intervention du président Ravalomanana est sans ambiguïté et ceux qui prétendent être en contact avec lui ont bien compris le message.
Aujourd’hui,
on arrive à la fin d’une séquence et le sens des responsabilités de
ceux qui sont dans cette structure, est d’oser prendre le chemin de la
sortie. Invoquer la feuille de route qui n’a été appliqué que dans son
article 3, n’arrivera plus à cacher d’autres desseins…
L’honnêteté
morale, s’il en existe en politique, exige des représentants de la
mouvance Ravalomanana d’avoir une cohérence dans leur stratégie et ne
pas faire porter l’échec de leur choix sur le dos des autres. Rester en
dehors des institutions, jouer pleinement son rôle de force de refus de
l’arbitraire, est plus digne surtout quand le pouvoir est le fruit d’un
coup d’état.
Une
cohabitation est un schéma de gouvernement acceptable dans un régime de
démocratie. Gouverner avec les auteurs du coup d’état est une
reconnaissance implicite de leurs actes et décrédibilisent les paroles
de ceux qui sont devenus actuellement des coresponsables de la situation
apocalyptique des malgaches. Car cette responsabilité est indivise et
ne peut se partager en lots comme d’un vulgaire produit d’épicerie.
Aller chercher dans la boutique de la Sadc, une marchandise qu’elle ne
produit plus et la revendre aux légalistes ne marche plus.
Pour
finir sur une note plus légère, une devinette : mon premier est ce que
fait un homme à une femme, mon deuxième, ce qu’une femme dit rarement à
un homme, et mon tout, ce qu’une femme aimerait qu’un homme puisse
avoir.
Voilà, il nous en a fallu pour écrire ces mots, mais c’est aussi cela la démocratie, oser se dire la vérité. Courage !
http://www.tim-madagascar.org/

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