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08 mai 2013:Rendez-vous avec le Président Ravalomanana |
Le scénario était parfait. Comme un polar qui vous tient en haleine jusqu’au bout. L’acteur principal était aussi dans la mise en scène. Il distribuait les rôles à chaque figurant qui s’investissait totalement dans sa tâche respective. Les producteurs veillaient sur tout : l’investissement doit être rentable, les moyens illimités. Tout était prévu, mais rien n’est écrit. Le fil conducteur : effacer la trace du président Ravalomanana ! Et tout était permis : lundi noir, 7 février, l’épiscopat Antanimena… du sang, du feu et toujours des morts. Et ceux qui ont été assassinés le 7 février 2009 ont perdu leur vie selon un storytelling bien orchestré : l’homme de main du putschiste était à la manœuvre. Lylison était planqué avec son équipe dans les bâtiments jouxtant la place, devant le palais d’Ambohitsorohitra. La suite, on la connait tous. Il ne faut pas être expert en balistique pour savoir que les tirs ne pouvaient provenir du palais…
Il restait
le montage d’un procès diabolique pour fabriquer un coupable à la place
du responsable. Mais c’est sans compter avec un grain de sable qui est
venu gripper cette machination : le colonel Charles Andrianasoavina.
Oui, il est passé par tous ces endroits. Il a même participé au putsch
puisqu’il a été un des proches de l’auteur du coup d’état.
Sans connotation
péjorative, il était l’idiot utile qui ignorait que les sacrifices
humains étaient dans le contrat. La rupture était inévitable. Il était
devenu de plus en plus encombrant. Il était écrit qu’il devait passer
par la case prison et en sortir seulement les pieds devant. Mais il
était plus fort que le poison. C’est de l’île de la Réunion qu’il nous
envoie ses confessions d’outremer, nous confirmant le machiavélisme de
Rajoelina.
D‘ailleurs,
personne n’a jamais pensé un seul instant que le président Ravalomanana
puisse être responsable de ce qu’on l’accuse, et ces déclarations
venant de cet hôpital réunionnais apporte un jour nouveau à la vérité
que le putschiste et consorts ont cherché par tous les moyens à
étouffer.
Le dernier communiqué de la Sadc
datée du 8 décembre 2012 demandant instamment au gouvernement de
transition dans son Art. 7.9, d’abroger toute législation excluant la
participation de citoyens aux élections, est un premier signe que cet
organe de médiation reconnaisse le caractère politique et donc illégal
des condamnations que le putschiste et consorts aimeraient se servir
pour empêcher la candidature du président Ravalomanana. Dans le même
temps, l’Art. 7.3 de ce même communiqué, consacre l’application de
l’Art. 20 de la feuille de route et donnant dans son Art. 7.4, la
liberté au président Ravalomanana de concourir pour la magistrature
suprême.
Il n’est
donc pas exagéré de dire que ce dernier communiqué est un pied de nez
infligé à Rajoelina, expliquant certainement ce communiqué émanant du
ministère des affaires étrangères diffusé tardivement ce samedi soir : «… Rappelle que Madagascar est un pays indépendant, mais non sous tutelle de quelque organisation internationale que ce soit ».
Une autorité qui montre ses dents à la Communauté Internationale, est celle qui n’arrive plus à cacher ses faiblesses. Seule une bête enragée mord la main à celui qui lui donne à manger. Madagascar est à un tournant de son histoire, les forces du mal qui l’emprisonnent durant ces plus de trois ans sont en train de vaciller. Il appartient aux malgaches d’apporter le coup de grâce, le monde les y autorise !
http://www.tim-madagascar.org

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