Nous, GTT International–Genève, faisons le communiqué suivant à propos du retour de Mme Lalao Ravalomanana.
Nous nous réjouissons d’abord de ce retour et souhaitons la bienvenue à la première dame du gouvernement légitime de Madagascar dans son pays natal pour rendre visite à sa mère gravement souffrante.Contrairement aux menaces brandies par la HAT, la communauté internationale a pu constater et témoigner que ce retour s’est déroulé dans le calme sans la trace d’un moindre trouble.
Cependant, nous voulons dénoncer avec vigueur les conditions inacceptables et révoltantes que la HAT a imposées pour ce retour. A défaut de pouvoir empêcher l’épouse du Président de revenir, les autorités de transition ont opté scandaleusement pour un retour assorti de conditions: voyage en avion privé, un visa de court séjour et une arrivée sans accueil populaire à Ivato sans oublier les intimidations et menaces à peine voilée quant à la liberté d’expression et aux droits civiques et politiques de Mme Lalao Ravalomanana.
D’abord, la HAT, autorité de fait, n’a aucun droit d’exiger quoi que ce soit à une ressortissante malagasy en échange de son retour à Madagascar. Non seulement, c’est bafouer au plus haut point les dispositions de la Déclaration universelle des Droits de l’homme qui affirme dans son article 13 que « toute personne a le DROIT de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays ». Mais, il s’agit aussi d’une manifestation du caractère totalitaire du régime conduit par Rajoelina qui n’hésite point à dicter sa loi quelles que soient les circonstances.
De plus, le fait de soumettre le séjour de Mme Ravalomanana à un visa est une mesure inadmissible qui dépasse tout entendement. Depuis quand un ressortissant malgache doit-il demander une autorisation pour séjourner dans son propre pays ?
Par ailleurs, la Feuille de Route, dans son article 20, précise bien que TOUS les exilés politiques sans exceptions peuvent retourner au pays SANS CONDITIONS. Mme Ravalomanana est bel et bien une exilée aux côtés de son mari en Afrique du Sud, pourtant la HAT ne l’entendait pas ainsi. Telle une criminelle, ses déplacements sont même très encadrés et limités à ceux définis et voulus par le pouvoir putschiste et ce, en invoquant le prétexte sécuritaire.
Toutes ces absurdités sont la preuve du mépris total par Rajoelina de toutes les mesures d’apaisement et de sa volonté d’humilier le couple présidentiel en profitant de la détresse de ce dernier.
Nous exprimons donc notre totale indignation face à ces dispositions et exigeons de la Communauté internationale et plus particulièrement de la SADC de prendre urgemment des mesures d’une fermeté exemplaire à l’encontre des autorités de transition pour traiter Mme Ravalomanana comme il se doit, c’est à dire une citoyenne libre.
Nous exigeons maintenant le retour le retour immédiat et sans condition du Président Ravalomanana ainsi que les autres exilés politiques, sans oublier la libération de nombreux prisonniers politiques qui croupissent encore dans les geôles des putschistes.
Quant aux élections, nous demandons aux organismes et institutions internationaux de faire preuve de lucidité et de ne verser aucun financement, car la politique menée actuellement par les autorités de transition, dominée par l’intimidation, l’arrogance, l’humiliation et le non respect des droits de l’homme, ne garantit point la tenue des élections libres, transparentes et acceptées par tous.
Nous exhortons enfin nos compatriotes légalistes, épris de justice, à prendre en main la destinée de notre Patrie et ne jamais oublier que Rajoelina est le fossoyeur de la démocratie.
Genève, le 14 mars 2013
GTT INTERNATIONAL – Collectif de la Diaspora
15, rue des Savoises
Genève – SUISSE
15, rue des Savoises
Genève – SUISSE


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