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  • Peur dans la ville: A qui profite le crime ?



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    Pourquoi l’immobilisme des forces de sécurité pour mettre en lumière publiquement cette affaire de lundi dernier ?

    Les attaques à main armée ont pris le dessus dans la capitale ces derniers jours. Ils règnent impunément et cafouillent jusqu’au fond des quartiers de la ville. Les forces de l’ordre semblent incapables de les traquer. Cette situation nuit au processus électoral déjà en cours.


    Le pays est sous la coupe de l’insécurité. Surtout ces derniers jours, la tension est montée d’un cran. Une bande armée, bien organisée, armée jusqu’aux dents selon certains témoignages, a attaqué un à un, quelques quartiers populaires de la capitale, en une nuit, lundi dernier. Les forces de sécurité, présents sur les lieux de l’attaque, n’ont pas pu mettre la main sur ces bandits de grands chemins. Les moyens déployés par ces derniers sont d’une grande importance, dont des fusils d’assauts, pour que les éléments de l’Emmo-reg prennent le repli après un échange de tir à rafale. Face à cette situation, la population a la peur au ventre. Et les forces de sécurité semblent démontrer leur limite. Conjugué avec le processus électoral en cours, le regain de tension à travers cette menace sur la sécurisation dans la ville, porte atteinte, sans aucun doute, à la stabilité du processus.

    Qui seront alors les gros bonnets de cette insécurité ? Car indéniablement, ces bandits n’auront pu se procurer d’armements importants sans la couverture de certains responsables au niveau politique et militaire. Les attaques sont donc commandées d’en haut lieu, avec des objectifs précis et une finalité entrevue. Puis ces actes de déstabilisations d’une grande ampleur ne seraient jamais le fruit d’un pur hasard s’ils tombaient à point dans une atmosphère électorale exaltée. Dans une certaine mesure, ces misérables actions visent à déstabiliser le processus électoral en cours, voire barrer la route à la tenue prochaine des élections afin de mettre en place un nouveau schéma politique machiavélique. Elles veulent que les élections n’aient pas lieu pour que la transition se prolonge. Et qui trouvent de l’intérêt pour que les consultations populaires ne se déroulent pas comme prévues ? Surtout ceux qui prétendent de s’accrocher sur leur siège éternellement en usant des manières aussi odieuses les appareils publics en leur faveur. C’est une méthode que les plus rompus en ce genre de manœuvre connaissent par cœur. Il suffit de déstabiliser la ville afin qu’on justifie une action à caractère militaire, et le schéma actuel, négocié, sera mis au placard.

    Pourquoi l’immobilisme des forces de sécurité pour mettre en lumière publiquement cette affaire de lundi dernier ? Curieusement, ni les responsables au sein de la gendarmerie, ni de la police nationale, n’ont pas encore donné d’explications, et des versions des faits, suite à cette attaque de lundi dernier aux environs d’Andravoahangy, vue l’ampleur de l’évènement. Si d’habitude ces derniers se précipitent à convoquer la presse après de telles circonstances, cette fois-ci, ils sont restés bouche cousue. Pourquoi ont-ils alors adopté une attitude pareille ? Tous ces questionnements laissent penser à un coup qui se mijote d’en très haut lieu. 

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