Mais c’est aussi dans le désarroi et la colère retenue que les malgaches ressentent la situation d’otage, qu’ils sont devenus. Le dégoût n’est donc pas loin en apprenant qu’une fastueuse auto célébration est en préparation, pour mettre l’armée au centre de toutes les attentions. Cette armée ou de ce qu’il en reste, origine du malheur, devenue instrument de terreur et d’oppression, collaborant avec l’occupant, va se mettre en revue devant un putschiste-candidat-non-démissionnaire. Pétain a un héritier dans l’océan indien. Une trahison, un déshonneur pour les malgaches.
Hypocritement, la France avec sa diplomatie économique a fini par comprendre qu’elle ne transformera pas un âne en cheval de course, tel un dj qui ne deviendra jamais un homme d’état. La veste lui est trop large. Ses dénégations, ses voltes face et ses multiples reniements ont fait de lui un grand artiste du mensonge. Que l’on ne soit pas surpris que l’exercice du pouvoir soit à l’image de ce mythomane, prenant ses libertés avec les lois et les règles qui font ombrage à son avidité du pouvoir et à sa mégalomanie. Et il est n’est pas seul dans ce cirque politique : Ces, cenit, Csc, Ffm, Crm,Cmdn, gouvernement, ct, cst…tous des clowns. Les menaces, les intimidations et les ultimatums sont les seuls débats alimentant les ordres du jour des conseils de gouvernement ou de ministres…
Tout cela pour faire diversion à son obligation de démissionner. L’appareil d’état n’a plus qu’une seule fonction : la confiscation des prérogatives de puissance publique pour le maintien au pouvoir du trésorier-payeur général et roi du trafic de bois de rose.
Que les médiateurs internationaux mandatés pour gérer cette sortie de crise ne se sentent pas affranchis de leur responsabilité puisque cette situation est une conséquence logique de ce processus traduisant leur mauvaise foi et leur cynisme. L’esprit prédominant la conduite des pourparlers, était orienté depuis le début et cherchait à réserver une place prépondérante à l’auteur du coup d’état. Truffée d’incohérences, d’imprécisions et de contradictions, rédigée sans concertation publique, la feuille de route signée dans une curieuse ambiance en est la pleine expression. Un fiasco!
Madagascar est dans l’impasse, proche du chaos, erre dans un vide constitutionnel, une aubaine pour les prédateurs.
La communauté internationale doit assumer sa part de responsabilité pour avoir traité avec légèreté l’avenir de tout un peuple. Les malgaches savent aujourd’hui que sa motivation ressemble à celle du coup d’état : l’élimination politique du président Ravalomanana.
S’il est de notoriété publique que les sommets internationaux ne sont plus les endroits où les droits des peuples sont les mieux défendus, que le prochain sommet de l’UA qui se tiendra à Addis Abeba dans la semaine soit mieux inspirée pour ne pas être qu’une chambre d’enregistrement de l’ingérence française.
La quasi faillite de ce qui reste d’état à Madagascar n’est pas le fruit du hasard et peut être prise comme prétexte pour justifier toutes les turpitudes. Celle de mélanger les genres. Monsieur n’est pas Madame et vice versa. L’usage du « pour tous » est à faire à bon escient, et doit être sans modération surtout pour la Démocratie !

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