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  • « Samedi Noir » : Faux renseignements et pur montage ? - Samedi noir, Victoire de la terreur


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    « Samedi Noir » : Faux renseignements et pur montage ?

    Le commandant de la CIRGN, le colonel Florens Rakotomahanina, croyait dur comme fer que les renseignements qui ont conduit les forces de l’ordre à arrêter un officier de la gendarmerie et un policier suspendu de leurs fonctions étaient fondés, ces derniers étant soupçonnés de concocter un « Samedi Noir ». Or, à bien analyser ce qui s’est passé pendant le weekend dans la Capitale, on a l’impression que tout est monté de toutes pièces et que force est de conclure que finalement, l’expression « Samedi Noir » n’est qu’une pure invention pour alimenter la psychose dans l’opinion tananarivienne. On a l’impression que l’expression « Samedi Noir » a été sciemment lâchée pour intimider les politiciens qui ont programmé des manifestations politiques pacifiques dans la capitale.

    Transparence. Le « Samedi Noir » n’ayant pas eu lieu, il est temps que le commandant de la CIRGN dévoile l’identité de l’officier de la gendarmerie et du policier arrêtés. Une grande partie de l’opinion publique demande à ce que transparence soit faite sur ces arrestations. Qui sont-ils et où sont-ils détenus après leur arrestation. Leurs familles ont le droit de savoir de quoi ils sont exactement inculpés. Le droit à la défense de cet officier de la gendarmerie et de ce policier doit être respecté. En tout cas, les membres de la Cellule de crise et du comité de soutien aux initiatives du FFKM ont fait preuve de prudence ce week-end en annulant leurs manifestations qu’ils ont prévues de tenir dans des endroits clos. Une sage décision qui leur a permis d’éviter de tomber dans les pièges des forces de l’ordre. Pour rassurer l’opinion, l’heure est aux révélations plus détaillées pour le colonel Florens Rakotomahanina.


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    Samedi noir: Victoire de la terreur


    Les forces de sécurité pro-Rajoelina ont eu raison des groupements de l’opposition qui ont initialement programmé un rassemblement samedi dernier dans le centre de la capitale. En brandissant le recours à la force et en mettant en exergue un projet de prétendu « samedi noir », les militaires de la HAT on réussi à tuer dans l’œuf les velléités de contestation.

    Ce n’est que partie remise. Le MMFF n’abandonne pas son projet, malgré la première victoire du régime de transition samedi dernier. La manifestation programmée par le MMFF est ainsi reportée d’une semaine. En effet, aucun rassemblement n’a eu lieu dans le centre de la capitale à la suite de la déclaration de terreur émanant des militaires qui soutiennent le régime HAT. Aucune manifestation n’avait lieu ni à Ambohijatovo, ni à Antsahamanitra. Car les organisateurs ont préféré jouer la prudence, face aux déclarations tonitruantes des forces de sécurité, et en raison d’une accusation gratuite des médias pro-régime.

    Des centaines de militaires prêts à intervenir ont été en tous cas postés dans des endroits clés. Notamment, à Ambohijatovo, à Antaninarenina, à Analakely, à Behoririka et à Soarano. Des patrouilles ont également circulé dans les grandes artères de la capitale. Le dispositif visait à dissuader d’éventuels fomenteurs de troubles, car l’Emmo a annoncé la semaine passée l’existence d’un projet de « samedi noir » qui viserait à provoque le grand désordre à Antananarivo.

    L’annonce constituait une véritable menace à l’égard des entités politiques qui avaient prévu un rassemblement à Ambohijatovo le 27 juillet dernier. L’autre rassemblement prévu à Antsahamanitra à la suite de l’annulation de la descente sur la place de la démocratie à Ambohijatovo devait être également reporté pour parer à toute éventualité. Il est en effet très facile d’accuser les organisateurs de manifestations de ce genre quand des incidents surviennent en marge du rassemblement. C’est une tactique courante.

    On peut en tous cas parler d’une victoire de la terreur, puisque l’opposition a préféré jouer la prudence, face à des militaires déterminés à défendre jusqu’au bout un régime de plus en plus impopulaire. Il est sans doute temps, désormais que les forces de l’ordre étalent au grand jour les véritables instigateurs de ce fameux « samedi noir ». Sinon à quoi bon en avoir parlé, outre le fait de vouloir tuer dans l’œuf un début de velléité de reconquérir la place de la démocratie, interdite d’accès depuis plus de quatre ans. En tous cas, sans une véritable détermination de la part de l’opposition, le musellement et la répression risquent de continuer pendant longtemps encore dans le pays.

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