Tout a été fait, et d’une manière habile par la France et la SADC, il faut le dire, pour détruire la Souveraineté Malagasy, et de la famille Ravalomanana en particulier. La complicité de la Communauté Internationale est évidente.
Un putsch avéré en Mars 2009 et le président élu démocratiquement Marc Ravalomanana fut forcé à l’exil en Afrique du Sud. Le pays sombre depuis dans un Etat de non droit absolu. Le régime est donc dirigé par un Gouvernement militaro-civil, avec la bénédiction de l’ONU pour parachever l’œuvre machiavélique de l’ancienne puissance coloniale, la France. En quatre ans et demi de pouvoir opaque, corrompu et dictatorial nous sommes devenus le « pays le plus pauvre du monde », selon les Instances Internationales (ONU et Banque Mondiale). On assiste, et cela continue, par des massacres de populations civiles, des incendies de villages à grande échelle dans le Sud du pays. Des paysans et éleveurs de bétails qui ont eu le tort d’habiter dans des zones « convoitées » par de grands Groupes et Sociétés Multinationales minières et pétrolières. Amnesty International s’est déplacé sur place en 2012. Elle a condamne ensuite, preuves à l’appui, les nombreuses exactions commises par l’Armée régulière et les milices à la solde de ces Groupes précités. Ces régions en effet renferment des richesses minières immenses, des pierres précieuses divers tel que l’or, le diamant, mais aussi de l’uranium et du pétrole. Les Droits de l’Homme sont quotidiennement bafoués et un rapport fut déposé à Genève au mois de Mars 2013 concernant le génocide du Sud entre autre. Des milliers de victimes et des populations déplacées, mais aussi des disparitions physiques d’opposants au régime.
- Sur le plan purement politique, une Feuille de Route (Internationale) fut établie (Septembre 2011) et les articles ont valeur de »lois » durant la période de Transition. Et malgré cet accord, signé par toutes les parties, et qui autorise surtout le « retour sans condition » du président en exil, il est toujours en Afrique du Sud. Et suprême maladresse de la Communauté Internationale, on lui a interdit de se présenter pour les futures élections présidentielles.
Mme Lalao Ravalomanana, l’épouse du président, fut désignée ensuite par les Légalistes comme l’unique candidate de la Mouvance. Une solution pour faire cesser la crise tant humaine qu’économique et politique qui n’a que trop duré. Elle peut nous emmener vers la voie d’un retour à l’ordre Constitutionnel, un pays qui respecte de nouveau la démocratie et la Justice.
Mais sa candidature vient d’être rejetée pour une deuxième fois (Août 2013). Le motif avancé pour ce refus est sans fondement légal, fallacieux en somme : Son séjour au pays n’a pas atteint les 6 mois. Alors même qu’elle fut à plusieurs reprises empêchée et refoulée comme une « hors la loi », « une apatride ». Des « notam » émanant des autorités en place, à son égard, et la Communauté Internationale qui reste « muette ». Une évidente complicité comme nous l’avons dit!
La SADC, instance médiatrice mandatée par l’Union africaine et la Communauté Internationale, vient de valider une liste, 33 candidats présidentiables, mais totalement artificielle : la Mouvance Ravalomanana n’a donc pas de candidat pour ces élections. Trois mouvances (Ratsiraka, Zafy, Ravalomanana) sur quatre sont absents, car aucun candidat en lice. Curieuse « médiation internationale » qui valide de telles aberrations. Manipulation malsaine qui n’honore pas Mr Chissano et son équipe.
La SADC insiste sur la tenue de ces élections cette année. Des dates fixées aux mois d’Octobre et Novembre, en pleine saisons de pluies, un choix qui ne prend pas en compte le cycle des saisons. Les légalistes, d’après des sondages (internationaux et nationaux) sont crédités d’un pourcentage de voix de plus de 60%.
Qui a peur des légalistes, de Mme Lalao Ravalomanana -dont le seul tort est celui de porter le nom de son époux- QUI ?
Le vécu des malgaches est « catastrophique » : Insécurité en villes comme dans les campagnes, une corruption généralisée car tous les domaines sont touchés, une administration désorganisée, une société civile qui vit aux abois et 92% de la population qui se contente d’1 euro par jour, nul apaisement politique en vue. Aussi nous estimons que ces décisions concernant les élections (liste des candidats, rejet des mouvances légalistes, choix des dates) sont tout simplement « irresponsables ». Elles couvrent de honte les médiateurs internationaux, Devenus acteurs, juges et exécutants, à la place des Malagasy. A l’image de leur acte, ils sont appelés »Les mercenaires diplomates »
Une politique coloniale qui a fait ses preuves »diviser pour régner ». Mais ce schéma, utilisé par la françafrique et qui perdure en Afrique, nous n’en voulons pas.
Aussi nous demandons, solennellement, à la Communauté Internationale de revoir leur copie, car nous refusons catégoriquement toute élection « forcée », partisane a beaucoup d’égards, et surtout injuste pour les 22 millions de Malagasy. Les vrais !
MOUVEMENT DES CITOYENS MALAGASY DE PARIS.
Paris, le 26 Août 2013.

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