Les malgaches se sont mobilisés pour voter, dans l’espoir que la Communauté Internationale qui les y a contraints et forte de ses principes, allait défendre le choix du peuple et les règles de la démocratie.
Au premier tour des présidentielles du 25 octobre 2013, Jean Louis Robinson était arrivé en tête sur les 33 en lice.
Dès le lendemain de ce premier tour, la Communauté Internationale s’est empressée de qualifier son déroulement comme normal et démocratique, alors que de nombreuses anomalies et irrégularités ont été constatées et plus d’un million et demi d’électeurs n’ont pu exprimer leur choix.
Au premier tour des présidentielles du 25 octobre 2013, Jean Louis Robinson était arrivé en tête sur les 33 en lice.
Dès le lendemain de ce premier tour, la Communauté Internationale s’est empressée de qualifier son déroulement comme normal et démocratique, alors que de nombreuses anomalies et irrégularités ont été constatées et plus d’un million et demi d’électeurs n’ont pu exprimer leur choix.
Dès le 21 décembre 2013, au lendemain du second tour, les mêmes représentants de la Communauté Internationale et les responsables des quelques centaines d’observateurs venus observer le déroulement du scrutin pour les 20001 bureaux de vote, ont émis leur satisfaction quand au caractère sans irrégularité de ces élections.
Au nom des millions d’électeurs malgaches, ayant placé un immense espoir dans une sortie de crise par la voix des urnes, juste, équitable et transparente, et dans la crainte que la Communauté Internationale ne soit atteinte de cécité grave, le devoir impose de faire ces observations :
Ces élections sont organisées au mépris des dispositions en vigueur de la Charte de l’Union Africaine sur la bonne gouvernance et constitue une entorse grave au droit international (Art.25 al.4 Les auteurs de changement anticonstitutionnel de gouvernement ne doivent ni participer aux élections organisées pour la restitution de l’ordre démocratique, ni occuper des postes de responsabilité dans les institutions politiques de leur Etat).
L’impartialité de la Commission électorale (Cenit) ne peut être garantie, puisque sa présidente, Mme Béatrice Atallah est une proche du candidat d’état pour avoir été une de ses conseillers en tant que chargée de mission auprès du Ministère des finances et du budget et membre du cabinet du ministre. De plus elle est membre du conseil d’administration de la société Madarail dont l’état est lui-même actionnaire. Par conséquent, la sincérité des résultats qu’elle publie n’est plus assurée.
· Dans ce même état d’esprit, le principe d’équité est complètement rompu puisqu’un décret signé par le gouvernement Hat, en catimini le 06 août 2013 en présence de trois ministres, autorisant les chefs d’institution à participer aux manifestations électorales traduit la volonté du président de la transition de faire bénéficier à son candidat, des privilèges et des bénéfices des prérogatives de puissance publique dont il a la seule maîtrise. Hormis le non respect des règles de droit, et une énième violation des dispositions de la Feuille de Route (Art. 15 Le Président, le Gouvernement, les Chefs d’Institution et l’ensemble de l’administration de la transition doivent rester neutres dans la période de transition en particulier dans le processus électoral.), cette intention frauduleuse a été sanctionnée par la Cour électorale spéciale dans sa décision n°23-CES/D du 18 décembre 2013 (Art.1- Le décret n° 2013-593 du 06 août 2013 modifiant certaines dispositions du Décret n° 2013-270 du 16 avril 2013 fixant les conditions d’application de la loi organique n° 2012-005 du 22 mars 2012 portant Code électoral durant les campagnes électorales est annulé.)
· Cette même intention frauduleuse a déjà été sanctionnée par la même Cour dans l’arrêt n°01-CES/AR qu’elle a rendu le 22 novembre 2013 portant proclamation des résultats définitifs du premier tour de l’élection présidentielle du 25 octobre 2013. (Art. 9.- Sont annulées, au titre du contrôle de légalité, les opérations électorales dans 111 bureaux de vote dont la liste est annexée au présent arrêt et totalisant 21.474 voix. Sont annulées 5.774 voix obtenues par le candidat Hery RAJAONARIMAMPIANINA dans la Commune d’Ambodimanga District de Toamasina I, Commune de Fénérive-ville District de Fénérive-Est, Commune de Mahambo District de Fénérive-Est, Commune et District de Manakara et Commune et District d’Ambovombe-Androy.).
Quelques jours après le second tour, d’innombrables faits prouvant l’existence d’ actes frauduleux et de falsifications de bulletins de vote sont constatés dans nombreuses régions du pays.
Et d’après les déclarations publiques du candidat Jean Louis Robinson en date du 24 Décembre 2013, dénonçant l’existence de fraudes massives en faveur du candidat de l’état Hat, et compte tenu de tout ce qui est détaillé précédemment, nous demandons aujourd’hui la disqualification de Hery Rajaonarimampianina du deuxième tour des élections présidentielles.
La Communauté Internationale porte une lourde responsabilité dans la conduite totalement partiale de ce processus en n’ayant pas respecté les dispositions internationales en vigueur.
Le maintien de la candidature de mr. Hery Rajaonarimampianina est une offense grave à l’équité, au droit, à la réputation de la Communauté Internationale et surtout à l’honneur du peuple malgache.
Paris, le 26 Décembre 2013
Association Gtt (milite pour la défense de la Démocratie)
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