RADIO LONGO MADAGASIKARA

ACCUEIL | GALERIE PHOTO | COUP D’ÉTAT 2009 | TIAKO I MADAGASIKARA | COMMUNIQUES |
  • Affichage des articles dont le libellé est Col charles. Afficher tous les articles
    Affichage des articles dont le libellé est Col charles. Afficher tous les articles

    Quelques précisions, encore une histoire de Lundi rouge


    Cl Richard Ravalomanana : une petite claque en souvenir. Toujours aussi dévoué et dynamique, le commandant de l’EMMOREG a tenté de raisonner les manifestants hier à Anosy, pour que ceux-ci se dispersent. Un mot de trop lui a glissé des lèvres pour lui valoir une gifle de la part d’une des partisans des trois mouvances.
    Lieutenant-Colonel Charles Andrianasoavina aux mille couleurs. Le plus célèbre des bérets rouges était présent à Anosy, en tenue civile. Avant que la foule ne s’affole, il s’est exprimé en des termes des plus surprenants : « Aza misy miala eo ianareo, ataontsika … ireo » (Ne bougez pas, nous allons les faire voir…). Et il s’adresse aux manifestants rappelle-t-on. Une ruse stratégique peut-être ? Mais il se pourrait aussi que le Lieutenant-Colonel Charles n’apprécie plus autant le régime d’Andry Rajoelina. Après tout, il a bien été évincé du FIS.
    Les manifestants divisés. Arrivée au Magro Behoririka, une partie de la foule était favorable à l’idée de Riana Andriamandavo VII, président du jeune TIM, continuer la marche jusqu’au 67 Ha. Une autre voulait suivre les directives de Fetison Rakoto Andrianirina pour revenir au Magro. Un troisième groupe, plus agressif commençait à ériger des barrages. Le groupe d’Andriamandavo VII a été dissuadé par les bombes lacrymogènes après quelques pas, même sort pour ceux qui ont érigé les barrages. Quelques dizaines de minutes plus tard, après un jet de pierre contre un camion de l’EMMOREG, ceux qui se sont tranchés au MAGRO ont également eu leur part. Au moins quatre bombes lacrymogènes ont été lancées dans l’enceinte.
    Les forces de l’ordre, elles aussi divisées. La plupart des éléments de l’EMMOREG n’étaient pas très enthousiastes. Quand certains avaient la rage et se défoulaient avec leurs joujoux métalliques, les uns étaient juste mécontents de devoir ôter les blocs de parpaings posés comme barrages, d’autres pouvaient en rire tandis que d’autres encore restaient les bras croisés en profitant du spectacle.
    Au bilan de la manifestation, aucun dégât matériel, aucune arrestation, aucun blessé, sauf une personne qui a perdu connaissance dans l’échauffourée, en plein gaz lacrymogène.