« C'est un simulacre de référendum », persiste et signe Monja Roindefo. Il en veut pour preuves, « le peu de sérieux dans la préparation du scrutin qui est à l'image même de la propagande ». A son avis, « on n'a rien à attendre de cette consultation populaire en ce sens qu'elle ne résoudra pas la crise et ne sera nullement reconnue par la communauté internationale ». Et de se référer à la position de l'Organisation Internationale de la Francophonie qui demande le retour à l'ordre constitutionnel, à l'Etat de droit et à la démocratie « L'Union Africaine va faire une déclaration allant dans le même sens », a-t-il fait savoir hier, au cous d'une conférence de presse à Antsakaviro.
Modèle. Il, c'est le numéro Un du Monima pour qui, « on est loin des élections libres, transparentes et démocratiques clamées et réclamées sur la Place du 13 mai où il était même question de servir de modèle en Afrique ». Enfonçant le clou, l'ancien Premier ministre de la HAT de déclarer qu' « on dépense pour rien l'argent public pour ce référendum et les élections communales qui vont suivre ». Il estime que « ce n'est pas du tout cela le changement attendu par le peuple malgache ». Au contraire, ajoute-t-il, « les mêmes pratiques reviennent ».
