« C'est un simulacre de référendum », persiste et signe Monja Roindefo. Il en veut pour preuves, « le peu de sérieux dans la préparation du scrutin qui est à l'image même de la propagande ». A son avis, « on n'a rien à attendre de cette consultation populaire en ce sens qu'elle ne résoudra pas la crise et ne sera nullement reconnue par la communauté internationale ». Et de se référer à la position de l'Organisation Internationale de la Francophonie qui demande le retour à l'ordre constitutionnel, à l'Etat de droit et à la démocratie « L'Union Africaine va faire une déclaration allant dans le même sens », a-t-il fait savoir hier, au cous d'une conférence de presse à Antsakaviro.
Modèle. Il, c'est le numéro Un du Monima pour qui, « on est loin des élections libres, transparentes et démocratiques clamées et réclamées sur la Place du 13 mai où il était même question de servir de modèle en Afrique ». Enfonçant le clou, l'ancien Premier ministre de la HAT de déclarer qu' « on dépense pour rien l'argent public pour ce référendum et les élections communales qui vont suivre ». Il estime que « ce n'est pas du tout cela le changement attendu par le peuple malgache ». Au contraire, ajoute-t-il, « les mêmes pratiques reviennent ».
Continuité. Concernant l'affaire Philippe Verdon, Monja Roindefo de réitérer que c'est lui qui avait, du temps où il était à Mahazoarivo, fait lever l'interdiction d'entrée sur le territoire de l'intéressé. « Il n'y avait aucun élément à charge contre lui », remémore-t-il. En soulignant au passage que « dans le cas d'espèce, le principe de la continuité de l'Etat n'est pas respecté ». En tout cas, il se demande « pourquoi on en fait tout un plat alors qu'il y a d'autres dossiers qui méritent davantage d'enquête comme les faux bons du trésor et l'appel d'offres relatif aux « Tsena Mora ».
Fierté. Voyant les « Tsena Mora » sous l'angle de la « dignité humaine », à lui de faire remarquer que « c'est une fierté pour une famille de pouvoir s'acheter du riz et non d'être obligé de faire la queue pendant 6 heures pour avoir 2 kilos, alors qu'il aurait gagné plus en travaillant ». A propos des « Tsena Mora » toujours, il dénonce « la gabegie » et réclame « la transparence dans l'utilisation des deniers publics que d'aucuns gèrent comme si c'était une épicerie personnelle ».
Ordre. Il, c'est encore Monja Roindefo qui réaffirme qu'au regard de la lettre du 18 mars 2009 et de l'avis rendu le 31 juillet de la même année par la HCC, il reste légalement le Premier ministre de la Transition. Qui plus est, après la caducité des accords de Maputo et d'Addis-Abeba. « Après avoir été président de la Transition, il est bien redevenu président de la HAT », signale Monja Roindefo. Pour lui, la signature des accords de Maputo était juste un moyen pour se débarrasser de lui. « Par quatre fois, ordre a été donné de me déloger manu militari de Mahazoarivo », révéle-t-il. Comme il rapporte qu'il avait refusé tour à tour le poste de vice-président de la HAT puis celui de président du CST à lui proposés. « Il appartient au « vahoaka » de me placer là où il veut », lance le candidat déclaré à la magistrature suprême.
R. O

il devrait aussi devoiler l'origine de sa subite fortune acquise en quelques mois en 2009... par souci de transparence ...
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