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  • Raymond Ranjeva: « Ce n’est plus une crise, c’est une maladie »

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    D’après le professeur Raymond Ranjeva, les travailleurs malgaches sont les premières victimes de la crise politique, et les conséquences pour eux s’aggravent chaque jour. Pour ce membre du Comité des experts pour l’application des conventions et recommandations de l’Organisation internationale du travail (OIT), la vie au jour le jour à laquelle est réduite une grande partie de la population n’est pas décente, et ne peut permettre une sortie de crise.

    « D’ailleurs, peut-on encore parler de crise ? » s’est-il interrogé lors de la conférence-débat qu’il a donnée lors de la célébration de la Journée mondiale du travail décent, le 7 octobre 2010 à Ampasanimalo. « Lorsqu’une crise perdure aussi longtemps, ce n’est pas une crise, c’est une maladie », a expliqué le professeur, membre du Comité des experts de l’OIT. Et une maladie qui ne semble pas être en voie de guérison à ses yeux. « Ce référendum que l’on nous propose ne va pas sortir le pays de la crise ni lui donner la reconnaissance internationale », prédit Raymond Ranjeva, qui recense les autres critères encore manquants à Madagascar : une liste d’électeurs fiables qui ne peut être constituée qu’en 18 mois minimum, une population mûre, capable de participer en toute connaissance de cause au débat, et la liberté et la sécurité qui garantiraient que la consultation populaire se fasse dans la sérénité.

    Si le professeur Raymond Ranjeva n’est pas optimiste sur les conséquences du référendum, il n’est en revanche pas défaitiste quant à l’hypothèse de la sortie de crise malgache. Pour lui, il est temps pour les acteurs de la société de prendre le taureau par les cornes et d’agir, à travers ce qu’il appelle le Vonjy aina. Réhabiliter le dialogue, la concertation, le respect mutuel et le travail décent pour la majorité : voilà à ses yeux la seule manière de rétablir la paix sociale. Pour cela, il a suggéré aux syndicats réunis autour de lui pour cette conférence du 7 octobre de prendre conscience de leur force pour devenir des moteurs d’un changement qui ne favorise pas l’un ou l’autre des camps en joute, mais le peuple dans son ensemble.

    « L’importance des partenaires sociaux dans la politique a longtemps été sous-estimée, même dans les pays développés », a souligné le professeur. « Mais il faut profiter de la dynamique initiée par le forum de Davos pour promouvoir l’emploi et le travail décent comme moteur de développement et de sortie de crise ».
    http://www.madagascar-tribune.com/

    1 commentaire:

    1. Mais la situation ainsi que le processus en cours est voulu et soutenu par certains et n'est pas franchement condamné par d'autres, réduite au silence et à une continuelle oppression incontrôlée et incontrôlable. Merci à ceux qui ose encore parler. Merci à ceux qui ne lésignent pas les efforts pour combattre cette dictature. Merci à ceux qui soutiennent le peuple Malagasy.

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