
L’ancienne Première Dame rentrera au pays 14 jours après le retour avorté de son époux.
L’épouse de l’ancien président en exil en Afrique du Sud, sera de retour au pays samedi prochain. L’information a été lâchée hier par des barons de la mouvance Ravalomanana. Etant intervenu hier au Magro par téléphone depuis Johannesburg, Marc Ravalomanana n’a pas encore officialisé la date de retour de sa femme. « Neny va bientôt rentrer au pays. Je vous annoncerai demain ou vendredi la date de son retour. », s’est-il contenté de déclarer hier. Malgré l’appel à la patience que Marc Ravalomanan a lancé à ses partisans réunis massivement hier au Magro, la plupart de ces derniers savaient déjà à travers le SMS qu’on leur a envoyé depuis hier matin que Lalao Ravalomanana débarquera au pays samedi prochain. Une indiscrétion a permis de savoir que la première mission de l’épouse de l’ancien président consisterait à surveiller la relance des activités du Groupe Tiko dans toute l’île. Sur ce point, on a appris hier que les magasins Tiko de Tanjombato sont actuellement en pleine reconstruction.
Condamnation judiciaire. Normalement, Lalao Ravalomanana doit pouvoir rentrer au pays sans être inquiétée. Pour la simple raison qu’elle n’a jamais fait l’objet d’aucune condamnation judiciaire prononcée par le régime de Rajoelina. Ce qui est également sûr, c’est qu’un notam ne sera pas pris pour empêcher son retour, car c’est la Présidence de la transition elle-même qui, à travers Norbert Lala Ratsirahonana, le conseiller spécial de Andry Rajoelina, a déclaré qu’il n’y aura plus désormais de notam. Lalao Ravalomanana pourra donc ainsi mettre les pieds sur le sol natal après trois ans d’exil forcé en Afrique du Sud comme son fils Tojo qui a pu finalement s’installer malgré les actes de persécution dont il a été victime au moment de son arrivée. En tout cas, l’aéroport international d’Ivato et ses environs connaîtront de nouveau une effervescence exceptionnelle samedi prochain. Quant au nombre des personnes attendues pour l’accueil de l’épouse de l’ancien président, aucun chiffre n’a été encore annoncé. D’ailleurs, les habitués du lieu attendent l’annonce officielle de la date avant de se lancer dans la campagne de sensibilisation pour que le retour au pays de l’épouse de l’ancien président connaisse un succès populaire. Mais, il n’est pas exclu que Lalao Ravalomanana débarquera sans tam-tam ni trompette.
Elections. L’ancien président Marc Ravalomanana a profité de son intervention téléphonique d’hier pour rassurer ses partisans sur le processus en cours. Il a déclaré qu’il ne peut y avoir d’élections sans son retour au pays. Une manière pour l’exilé d’Afrique du Sud de faire comprendre qu’il sera candidat aux prochaines présidentielles. Touchant mot aux déplacements qu’il a récemment effectuée à Addis-Abeba dans le cadre du 18e sommet de l’Union africaine, Marc Ravalomanana a souligné que sa délégation a été bien accueillie dans la capitale éthiopienne par l’Union africaine. L’ancien président a dénoncé les mensonges véhiculés à Madagascar par la HAT sur le déroulement du sommet d’Addis-Abeba. « Soyons prudents. Je vous rassure qu’il n’y aura pas de reconnaissance internationale sans le respect de toutes les dispositions de la Feuille de route, dont notamment celles relatives aux mesures d’apaisement politique et social. », a-t-il déclaré.
Amnistie pour Ravalo : Marius Fransman accentue la pression
A l’approche du 29 février, date butoir pour l’adoption de la loi d’amnistie, la Troïka accentue la pression sur la HAT qui tenterait de convaincre l’Union européenne de débloquer son aide pour Madagascar.
Le vice-ministre sud-africain Marius Fransman qui a présidé la réunion d’urgence de Pretoria entre des acteurs politiques malgaches persiste sur la nécessité d’adopter avant le 29 février 2012 une loi d’amnistie autorisant le retour au pays de l’ancien président Marc Ravalomanana. La Lettre de l’Océan Indien (LOI) du 31 janvier 2012 révèle que ce chef de la mission politique de la Troïka dans la crise malgache a donné des consignes au ministre français de Coopération, Henri de Raincourt, et au commissaire européen en charge du développement, Andris Piebalgs, qui envisageaient d’effectuer une mission conjointe à Antananarivo les 10 et 11 février prochain. Marius Fransman a transmis à Andris Piebalgs un message selon lequel il n’est pas question qu’une telle visite ait l’aval de la SADC tant que le président de la Haute Autorité de la Transition (HAT), Andry Rajoelina, dit TGV, n’aura pas promulgué une loi d’amnistie autorisant le retour dans son pays du président déchu Marc Ravalomanana.
Addis-Abeba. D’après LOI, ce message ferme du vice-ministre Marius Fransman a été relayé par Nicholas Westcott, directeur général Afrique du Service Européen d’Action extérieure( SEAE), auprès de la directrice des Relations Internationales au niveau de la Présidence de la transition, Annick Rajaona, qu’il a rencontrée en marge du sommet de l’Union africaine d’Addis-Abeba. Annick Rajaona aurait répondu à Nicholas Westcott qu’elle transmettrait au président Andry Rajoelina le message sans prendre aucun engagement sur la loi d’amnistie réclamée par la Troïka de la SADC. Pour revenir à la mission conjointe que le ministre français de la Coopération, Henri de Raincourt, et le commissaire européen au développement, Andris Piebalgs envisageaient d’effectuer à Madagascar, une source auprès de la délégation de la Commission de l’Union européenne à Madagascar a permis de savoir que ce dernier a reporté en avril sa visite sur le sol malgache. En tout cas, force est de constater que la SADC commence à être ferme sur la mise en œuvre de la Feuille de route signée le 17 septembre 2011. Le vice-ministre Marius Fransman accentue la pression sur la HAT pour que celle-ci ne trahisse pas les engagements qu’elle a pris devant la communauté internationale.
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