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  • Monja Roindefo : « Il y a eu des tirs croisés le 7 février 2009 » - Empêchement de Lalao Ravalomanana : « Du jamais vu dans le monde »: PDG d’Air Link

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    "Il y a eu des tirs croisés"


    Parce qu’il a failli y perdre la vie, Monja Roindefo est contre la récupération du 7 février 2009 par ceux qui n’avaient pas osé participer à la grande marche vers Ambohitsorohitra.

    7 février 2009 – 7 février 2012. Trois ans après la tuerie d’Ambohitsorohitra, des zones d’ombre subsistent. « Ceux qui avaient engagé des soi-disant pourparlers avec la garde présidentielle stationnée à l’intérieur du Palais, ne m’avaient fait aucun compte-rendu alors que l’objectif de la grande marche était de m’installer à Ambohitsorohitra en tant que Premier ministre issu du « tolona », rappelle Monja Roindefo.


    Schéma. « Je ne savais pas où ils étaient passés. En tout cas, 5 minutes après leur départ, il y a eu des rafales d’armes automatiques. J’étais seul avec le « vahoaka ». Les autres dirigeants du « tolona » n’étaient même pas montés à Antaninarenina comme s’ils savaient ce qui allait se passer. J’ai appris par la suite qu’on voulait m’envoyer à la mort pour faire de moi un martyr. Le schéma consistait ensuite à me remplacer par Jacques Sylla qui devait d’ailleurs apparaître sur la Place du 13 mai avec Norbert Ratsirahonana, après la chute du régime Ravalomanana ».

    Déguisé. Continuant son récit, l’ancien PM de la HAT de réitérer qu’on ne s’attendait pas à le voir revenir vivant. Et de rapporter qu’ « ils étaient à la fois surpris et perplexes en me voyant débarquer plus ou moins déguisé, vêtu d’un blouson et coiffé d’une casquette prêtés par un « mpitolona » qui m’a ramené avec son scooter à Ambatobe au soir du 7 février ». Ils, ce sont les membres du staff dirigeant du « tolona ». « L’un d’entre eux avait jubilé en déclarant que cette fois, c’en est fini de Ravalomanana », remémore celui que sa femme croyait mort, au point d’accoucher prématurément.

    Indices. Il s’agit évidemment de Monja Roindefo qui n’a jamais eu connaissance du déroulement et des résultats de l’enquête sur la tuerie du 7 février, même du temps où il était encore à Mahazoarivo. « Tout ce que je sais, c’est qu’il y a eu des tirs croisés dont j’ignorais la provenance et le(s) commanditaire(s) ». Ces propos de l’ancien PM de la HAT semblent corroborer certains indices, pour ne citer que le panneau publicitaire de Viva qui porte encore les traces de balles alors qu’il est érigé à 500 m et perpendiculairement au palais d’Ambohitsorohitra.

    Droits. Sans être un expert en balistique, force est de se demander si ce sont des impacts des projectiles – à moins qu’ils ne soient à tête chercheuse – en provenance du palais. « Je n’avais pas la tête à ça dans le feu de l’action », reconnaît l’ancien locataire de Mahazoarivo qui n’exclut pas de grossir les rangs du SMM, du SECES et de tous ceux qui réclament leurs droits. « Un décret relatif aux anciens chefs d’Institution me confère certains droits et avantages », souligne-t-il. En faisant savoir au passage qu’il n’a même pas touché jusqu’ici, les indemnités de mission du temps où il était PM.


    Empêchement de Lalao Ravalomanana : « Du jamais vu dans le monde », dixit le PDG d’Air Link

    Le PDG d’Air Link donne les détails sur l’intervention de la HAT qui n’a pas permis à l’épouse de l’ancien président d’embarquer samedi dernier sur le vol SA 8252.

    Des langues se délient après le retour avorté de Lalao Ravalomanana. Dans une lettre envoyé au président du Congrès de la Transition M. Mamy Rakotoarivelo le PDG (Chief Executive Officer) de la compagnie Air Link Rodger Foster donnent les détails de l’intervention du ministère des Transports malgache, par l’intermédiaire de son secrétaire général, Razafimanjato Jocelyn. Le patron d’Air Link révèle qu’on a demandé à la compagnie par une lettre en date du 03 février (qui a été reçue tôt le matin du 4 février) la liste des passagers du vol SA 8252 du 4 février 2012. Rodger Foster souligne que la lettre en question rappelle l’expérience désagréable du 21 janvier 2012, date du retour avorté de l’ancien président Marc Ravalomanana. « La lettre comporte la menace à peine voilée de la répétition du 21 janvier. En conséquence, Air Link a retardé le départ du vol et n’a pas embarqué de passagers. Nous n’avons pas demandé l’avis de l’ambassade sud-africaine à Madagascar. Le ministère sud-africain des Affaires Etrangères a pris en charge la situation et a conseillé à Air Link que certaines personnes ne devraient pas embarquer sur le vol. », explique le Chief Executive Officer de la compagnie Air Link.

    21 janvier 2012. Face au non-respect de la procédure par la HAT, le PDG d’Air Link de réagir : « C’est du jamais vu dans le monde. » Revenant sur le retour avorté de Marc Ravalomanana le 21 janvier 2012, Rodger Foster révèle que suite à la demande de l’ACM et à une lettre envoyée par le secrétaire général du ministère des Transports, Air Link a été obligé de présenter le 20 janvier la liste des passagers pour le vol SA 8252 du 21 janvier. Outre cette demande de l’ACM, le ministère de la Sécurité Intérieure a également envoyé une lettre prévenant qu’en embarquant « certains passagers », la sécurité du vol ne sera pas assurée à Madagascar. Malgré ces interventions de la HAT qui ne respectent pas visiblement les législations en matière des transports aériens et finalement en accord avec le ministère de la Sécurité Intérieure, l’aéronef a décollé à temps ce samedi 21 janvier de l’aéroport Oliver Tambo.

    4 heures de fermeture. Le PDG d’Air Link d’expliquer ce qui s’est passé après le décollage : « Peu de temps après que le vol traverse l’espace aérien de Madagascar, l’ASECNA de Madagascar a informé l’équipage que tous les aéroports internationaux d’entrée sont fermés pendant les 4 prochaines heures et un Notam a été simultanément décerné. L’ASECNA a demandé que l’avion se déroute vers Morondava. Alors que Morondava n’est pas un aéroport international d’entrée. Air Link n’est pas autorisé à atterrir à Morondava car l’aéroport ne dispose pas des services d’urgence exigés. Puisque les aéroports de détournement autorisés dont Toamasina et Mahajanga ont été déclarés clos au même titre que les aéroports de dégagement dont Toliary et Fort-Dauphin, les pilotes d’Air Link n’ont eu d’autres choix que de retourner à leur point de départ à Johannesburg. » Bref, le secrétaire général du ministère des Transports, Razafimanjato Jocelyn, n’était pas à son premier coup le 3 février dernier. D’après le PDG d’Air Link, il a également adressé une lettre au même destinataire le 20 janvier 2012 pour convaincre celui-ci à ne pas embarquer l’ancien président Marc Ravalomanana le 21 janvier.


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