Photo de Johannesbourg le 19 février 2011
Le
17 mars 2009 on a voulu tuer la Démocratie à Madagascar au moyen d'
un coup d'Etat dont la réalité, le caractère sanglant et la fourberie de ses auteurs, aujourd'hui à la tête de l'Etat, sont désormais connus de tous, en particulier grâce aux récents aveux complets de généraux et militaires impliqués. Pour mieux asseoir une
Haute Autorité de Transition en mal de légitimité, on a tout d'abord voulu édulcorer ce coup d'Etat à défaut de pouvoir le masquer en faisant condamner lourdement
Marc Ravalomanana par un jugement inique du 25 juin 2010 et qui, pour cette raison, fait déjà date dans les annales nauséabondes d'une justice aux ordres. Mais aujourd'hui, se référant à des éléments de preuve accablants, le Président en titre de la République de Madagascar, toujours titulaire d'un mandat électif acquis fin décembre 2006 pour un second mandat présidentiel de cinq nouvelles années, établit sans contestation possible que l'exclusive responsabilité de la tuerie du 7 février 2009 incombe aux seuls auteurs du coup d'Etat.
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| Qui a peur de la démocratie ? |
Depuis près de deux ans, sur fond de violation constante des droits et libertés fondamentaux timidement dénoncés par la communauté internationale, la HAT va son chemin sûre de l'appui indéfectible d'une certaine France prompte à trouver toutes les astuces d'un "habillage démocratique" pourvu qu'elles aboutissent à pérenniser un régime qui réunit pourtant toutes les caractéristiques d'une dictature. Sa diplomatie, dont les défaillances s'affichent au grand jour à propos de la Tunisie et de l'Egypte, trouve pourtant encore à prospérer à Madagascar, là où la Démocratie souffre autant qu'au Maghreb, parce que sans doute la Grande Ile se situant à plus de 10.000 kilomètres, le peuple malgache est trop loin du coeur des Français.