Le sujet de notre dernière parution parlait du courage, une vertu qui, malheureusement, ne fait pas souvent partie de la panoplie psychologique du politique. Les évènements d’hier sont une occasion pour nous faire mentir. Au vu des échauffourées qui ont émaillées ce rassemblement qui n’a pas pu se dérouler dans des conditions normales, c’est surtout de cohérence et de moral qu’il faut démontrer aux malgaches. Photos
La Déclaration universelle des droits de l'homme dans son Article 19 stipule : « Tout
individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui
implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de
chercher, de recevoir et de répandre, sans considération de frontières,
les informations et les idées par quelques moyen d'expression que ce
soit ».
En
vertu de cet article et en plus des innombrables violations des
dispositions de la feuille de route et du décès d’un manifestant, causé
par les bastonnades dont le principal responsable est le putschiste
Rajoelina, ces faits devraient constituer un casus belli pour entrainer,
sans aucune hésitation, la sortie des représentants de la mouvance
Ravalomanana, de ces institutions. Ils sont face à leur propre histoire,
et ne peuvent plus esquiver la contradiction de leur choix : peut-on
prétendre lutter pour le rétablissement de la légalité et dans le même
temps, partager le pouvoir avec le principal responsable de
l’illégalité ?
La
gravité de la situation exige de ceux qui ont choisi de signer la
feuille de route, une clarté de leur décision car elle conditionne, en
partie, la suite de cette bataille pour la restauration de la légalité à
Madagascar. Un entêtement à rester dans ces institutions, malgré tout,
est un affront fait à l’honneur de tous ceux qui sont tombés et qui
souffrent au quotidien depuis ces trois dernières années.
Dorénavant, ce
serait surtout une allégeance assumée, avec celui à qui on a attribué
le statut de chef d’état, alors qu’il n’est jamais passé par la case
élection. Il deviendrait également indécent de chercher encore des
arguments pour ne pas rompre avec l’auteur du coup d’état.
Vouloir
continuer à faire le chemin avec le bourreau des malgaches, ne les
épargnerait pas du partage de toutes les responsabilités qui ne peuvent
se diviser au sein d’un gouvernement.
Leur
choix est aujourd’hui simple : quitter les institutions de cette pseudo
transition, laisser la barbarie aux seuls putschistes. Un acte de
salubrité publique !
http://www.tim-madagascar.org/

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