Fetison Rakoto Andrianirina
Ancien Coprésident de la Transition
Accords de Maputo et d’Addis-Abeba
Ancien Coprésident de la Transition
Accords de Maputo et d’Addis-Abeba
COMMUNIQUE
DE LA CONSTANCE ET DU COURAGE DANS LES ACTES
Au vu du communiqué de la SADC après le Sommet de Maputo de ce mi-août
2012, nul n’est besoin d’être exégète, à moins de vouloir s’entêter à
nier l’évidence des nécessités et la constance des exigences normatives
en matière institutionnelle, pour comprendre que le pouvoir en place n’a
plus aucune alternative, sauf celle de se soumettre sans condition pour
:
- laisser Monsieur
Marc Ravalomanana et sa famille rentrer au pays dans la sécurité, ce
désormais sans délai puisque depuis plusieurs années une telle mesure
devait déjà s’appliquer,
- respecter le droit souverain du Peuple à
se choisir librement qui il souhaite voir présider à ses destinées, et
par conséquent de ne point limiter ce choix par quelque procédé
discriminatoire que ce soit,
- renoncer à imposer un processus
électoral et une référence constitutionnelle d’une prétendue « IVème
République », tous deux biaisés à la base puisqu’émanant d’un pouvoir
sans légalité et agissant hors les normes démocratiques, au surplus non
reconnus par la communauté internationale ni validés par les instances
de la médiation internationale.
Un communiqué de la nature de celui
publié par la SADC ce 19 août 2012 n’étant pas, tout comme ceux qui
l’ont précédé, un mode d’emploi ou un vade-mecum à l’usage de
consommateurs, mais un corpus normatif, il est de la haute
responsabilité des gouvernants et des acteurs politiques d’en tirer les
conséquences juridiques, institutionnelles et politiques idoines.
Quant à la « force exécutoire » du
dispositif subséquent à adopter, qui est évoquée de façon lancinante et
incantatoire par ces derniers sans jamais en trouver la concrétisation,
elle se déduit d’elle-même puisqu’en soi, ce dispositif à mettre en
place est juridiquement opposable à tous, y compris à la communauté
internationale, car ayant acquis un caractère définitif.
A chacun donc, dans son rôle propre et
selon ses moyens, d’exécuter les résolutions ainsi adoptées dans le
cadre d’une médiation acceptée par tous.
Par ailleurs, puisqu’en son temps la
SADC avait reçu mandat, tant des parties prenantes malgaches que de la
communauté internationale, de contribuer à l’exécution lesdites
résolutions, rien ne s’oppose à ce qu’elle opte urgemment pour la mise
en oeuvre d’une force d’exécution pour, enfin, donner force à la loi
jusqu’ici non appliquée.
Car, il est plus que temps de mettre fin à notre crise et d’arrêter de tergiverser.
En tant que partie prenante dans la
recherche de cette solution à une sortie de crise, qui entend œuvrer
dans la stricte légalité, au nom du Droit et dans l’union des
Démocrates, à faire sortir Madagascar de l’ornière et les Malgaches
d’une misère sans précédent, j’appelle tous les citoyens et toutes les
forces vives de ce pays à se rassembler pour faire triompher la
Démocratie.
Fait à Antananarivo, le 19 août 2012
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