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  • Conjoncture : 5 stratégies pour écarter Marc Ravalomanana - Marc Ravalomanana : Les chefs militaires qui s’opposent à son retour


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    Marc Ravalomanana est un des grands favoris des prochaines Présidentielles, ce n’est plus un secret pour personne. Les différents sondages effectués par des instituts privés le déclarent même vainqueur à cette prochaine course à la magistrature suprême.(...)

    5 stratégies pour écarter Marc Ravalomanana


    Marc Ravalomanana est toujours en exil en Afrique du Sud. Son successeur, en la personne d’Andry Rajoelina, ne cesse de manœuvrer en coulisses pour l’empêcher coûte que coûte de revenir non seulement au pays, mais au pouvoir…

    Marc Ravalomanana est un des grands favoris des prochaines Présidentielles, ce n’est plus un secret pour personne. Les différents sondages effectués par des instituts privés le déclarent même vainqueur à cette prochaine course à la magistrature suprême.


    Les dirigeants, notamment ceux qui sont proches du Président de la Transition, politiciens si futés soient-ils, sont conscients du danger que représente l’ancien chef d’État malgache aux prochaines Présidentielles.

    Marc Ravalomanana a été contraint de partir en exil, et son successeur a manœuvré pour qu’il ne puisse plus revenir à Madagascar.

    Maintenant que l’enjeu principal est double pour le fondateur du parti Tiako i Madagasikara, c’est-à-dire, le retour dans la Grande Île et la participation aux Présidentielles, ses adversaires n’ont pas manqué de revoir la copie de leur stratégie.

    Depuis que Marc Ravalomanana a annoncé sa volonté de revenir au pays, le régime de la HAT a employé les gros moyens.

    Voici les 5 stratégies employées par l’équipe du Président de la Transition pour retarder, voire empêcher, le retour à Madagascar de l’ancien locataire d’Ambohitsorohitra :

    La question de sécurité et de l’ordre :
    Les dirigeants de la transition ont évoqué qu’ils ne peuvent pas assurer la sécurité de Marc Ravalomanana et de sa famille étant donné qu’il s’est fait trop beaucoup d’ennemis avant d’être forcé de quitter le pouvoir. D’ailleurs, il a été mentionné, à maintes reprises par les pro-Rajoelina, que les Forces Armées ne sont pas prêtes à pardonner l’ancien président malgache ! « Le retour à Madagascar de Marc Ravalomanana provoquera des troubles au niveau de la classe politique et de la société », déclarent les politiciens au pouvoir, y compris le Président de la Transition. Autrement dit, il n’est pas la bienvenue dans la Grande Île.

    La Justice malgache
    Il y a eu plusieurs remaniements gouvernementaux depuis la mise en place du régime de transition, mais le ministre de la Justice, Christine Razanamahasoa, n’a jamais été inquiétée de devoir quitter son poste. Elle est, en effet, un des éléments clés qui permet de maintenir Marc Ravalomanana loin de la politique  et du pouvoir. L’ancien chef d’État est condamné pour détournement de fonds publiques et est également inculpé dans l’affaire du 7 février 2009. Ses peines le disqualifient d’office des élections tant qu’il n’est pas amnistié.

    Les Notams
    Marc Ravalomanana a tenté à deux reprises de faire le forcing pour regagner Madagascar. À chaque fois, le Président de la Transition a ordonné un Notam pour compromettre ces tentatives.
    Les observateurs estiment que le lancement de ces Notams avait deux objectifs : l’un, c’était d’empêcher le retour de Marc Ravalomanana, et l’autre, c’est de décourager ses partisans à venir en nombre pour l’accueillir à l’aéroport international d’Ivato.

    La plainte de l’AV7 en Afrique du Sud
    Cette manœuvre est considérée comme un coup brillant de la part des stratèges politiques du camp Rajoelina, estiment les observateurs. Attaquer Marc Ravalomanana dans son fief, l’Afrique du Sud, est un pari osé mais  bien calculé. La plainte déposée par l’AV7 auprès de la Justice sud-africaine a été dénoncée par le camp Ravalomanana le qualifiant de manœuvre désespérée de la part de la partie adverse. Il a été annoncé que Marc Ravalomanana ne peut plus quitter Johannesburg,  son passeport lui étant retiré. Une information démentie par ses proches.

    Le concept ni….ni
    C’est une manœuvre "très politique" . Dans ce cas, Andry Rajoelina se sacrifiera en renonçant à la course à la magistrature suprême pour écarter Marc Ravalomanana de cette épreuve. Un schéma rejeté par l’ancien chef d’État.

    Marc Ravalomanana persiste et signe. Malgré les manœuvres perpétrées par ses adversaires politiques, il a réitéré sa volonté de retourner à Madagascar et de participer aux prochaines présidentielles.


    http://matv.mg/ 

    Marc Ravalomanana : Les chefs militaires qui s’opposent à son retour

    Bien qu’ils soient là pour la Patrie (« Ho an’ny Tanindrazana »), les chefs militaires de la HAT se donnent pour mission la protection des intérêts politiques de certains dirigeants.

    S’il y a des gens qui s’opposent au retour au pays de l’ancien président Marc Ravalomanana, ce sont les chefs militaires nommés par la HAT

    Figurent en tête de ces chefs militaires le président du CMDN (Conseil Militaire pour la défense Nationale) Ranto Rabarisoa, le ministre des Forces Armées Lucien Rakotoarimasy, le chef de l’Etat-Major Général de l’Armée Ndriarijaona André, le directeur de la FIS (Force d’Intervention Spéciale) Lylison René et l’ancien commandant de la CIRGN, fraîchement nommé commandant de la Gendarmerie nationale Richard Ravalomanana

    Etant parmi les plus hauts gradés à qui l’ancien président Marc Ravalomanana a confié la mise en place du directoire militaire avant son départ en exil, le général de Corps d’Armée Ranto Rabarisoa, une fois nommé à la tête du CMDN, est devenu farouche partisan de Andry Rajoelina. Cet homme en treillis n’a même pas hésité à déclarer publiquement qu’il s’oppose au retour de Marc Ravalomanana.

    Déclarations politiques. 
    Le général de Division Lucien Rakotoarimasy et le général de Brigade Ndriarijaona André figurent parmi les chefs militaires de la HAT qui, à l’instar du général de corps d’Armée Ranto Rabarisoa, ne ratent aucune occasion pour faire des déclarations politiques qui n’est pas pourtant leur vocation

    Chaque fois qu’on annonce le retour de l’ancien président, ils convoquent la presse pour faire connaître leur position. Quant au général Richard Ravalomanana, il affiche sa position par ses actes. Les « Zanak’i Dada » le connaissent très bien. Là où l’on organise des rassemblements pour le retour de Marc Ravalomanana, le général Richard Ravalomanana est toujours présent avec ses éléments de l’Emmo-Reg. 

    Contrairement à ses collègues, le lt-cl Lylison René de la FIS joue la discrétion sur le retour de l’exilé d’Afrique du Sud. L’homme n’a jamais fait de déclaration politique sur le cas de l’ancien président. Par contre, les éléments de la FIS sont toujours présents lors des attroupements organisés par les pro-Ravalomanana.
      


    http://www.midi-madagasikara.mg/ 



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