On a encore en mémoire cette image de ce pauvre Rajemison ayant voulu outrepasser les barrières protocolaires au dernier sommet de la francophonie à Montreux en 2010, et qui s’est vu éconduire, tête baissée comme un voleur pris la main dans le sac.
Rajoelina ne veut pas connaître le même sort et doit se serrer les dents d’être considéré comme un pestiféré en n’ayant pas reçu d’invitation de l’OIF pour assister à son 14ème sommet qui se tient à Kinshasha, capitale de la RDC durant deux jours.
Il doit avoir l’estomac solide car des couleuvres de ce genre il en avalera encore d’autres plus tard…et on imagine les efforts que les pays le soutenant, tels l’île Maurice ou les Seychelles devaient se livrer en coulisse pour lui obtenir, en vain, le droit de venir. Voire, en dépit du parti pris et avoué d’Abdou Diouf pour Rajoelina, l’inamovible secrétaire général de cette organisation, son influence n’aurait pas suffi à lever l’irrémédiable rejet qu’éprouve un certain nombre de chefs d’état africain à l’égard du putschiste.
Si nous considérons que l’OIF est une instance où l’on y brasse de l’air plus qu’on y réfléchit sur des projets de développement, elle donne au moins l’opportunité de constater que nombreux de ses membres ne souhaitent pas prendre une pause photo avec Rajoelina. Plus sérieusement, il aurait été inconvenant de voir à cette réunion, le roi du trafic de bois de rose, quand le thème développé porte justement sur les "enjeux environnementaux et économiques face à la bonne gouvernance".
De
même, quand François Hollande rappelle lors de son discours à
l’ouverture, que la démocratie n’est pas une leçon mais un devoir, cela
renvoie tout simplement les auteurs de coup d’état aux dispositions des
accords de Cotonou. Que ceux qui n’ont pas compris cela, retournent sur
les bancs de l’école !
http://www.tim-madagascar.org

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire