Si les
institutions et entités créées depuis cette Fdr restent en l'état, il
est permis de dire qu'il ne faut rien espérer de ce qu'on est censé
attendre : des élections transparentes, libres et démocratiques.
On est
très loin du compte et il n'est pas inutile de revenir sur cette fameuse
commission dite "indépendante" et qui ne l'est pas du tout, tant dans
sa composition que dans le profil de sa présidente. C'est un sujet qu'on
a soulevé à maintes reprises auparavant, mais bizarrement, il ne semble
point soulever les réactions de ceux qui, de l'intérieur, devraient
mesurer plus que d'autres le déséquilibre qui dirige cette entité.
Sa
présidente Béatrice Attalah est nommée par le "fait du prince" : cette
nomination souffre d'un handicap insurmontable, car il est plus
qu'incongru qu'une personne désignée par un putschiste puisse être celle
qui va garantir la neutralité d'un choix démocratique : celui qui a tué
la démocratie ne saurait et ne peut être celui qui indique le chemin
pour y aller!
Les
membres qui la composent au titre des partis politiques (au nombre de
9), sont d'une majorité issue de partis créés de toute pièce après 2009,
n'ayant aucune légitimité, mais simplement pour isoler le seul
représentant de la mouvance Ravalomanana qui comporte soit dit en
passant au moins 3 partis politiques ayant déjà connu des élections.
Voilà
le décor, d'une commission dite indépendante, sans avoir oublié de
citer que sa présidente occupe également le C.A. de la société Madarail
appartenant à Mamy Ravatomanga, celui-là même ayant été impliqué dans
les trafics de bois de rose et qui a l'avantage de faire obéir à ses
ordres à ce qui reste de "justice" dans notre pays.
Par
conséquent, avancer tête baissée vers des élections dans ce contexte ne
ferait que servir sur un plateau aux putschistes une reconnaissance
qu'ils rêvent de conquérir par le biais d'une élection dont le résultat
est connu d'avance.
Il nous semble d'une urgence absolue que toutes ces entité soient remises à plat, dans leur composition et leur direction pour ne pas se trouver de nouveau piégé comme nous le sommes actuellement.
Nous sommes également convaincu que si la communauté internationale traîne les pieds pour contribuer au financement des élections à venir, c'est parce-qu'ils ne sont pas dupes des simulacres de démocratie que le fozaland cherche à organiser.
Il n'y a pas de moment inopportun pour dénoncer les magouilles et l'avenir de Madagascar en dépend.
http://www.tim-madagascar.org

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