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  • Rajoelina, un accident de l’histoire !


    Les dernières livraisons de la Banque Mondiale (février 2013) donnent ce petit condensé sur Madagascar (économie en panne, forte augmentation de la pauvreté, dégradation de la situation sociale, difficultés chroniques liées aux carences de la gouvernance et de l’État de droit, détérioration des infrastructures…) et les chiffres sont calamiteux.


    Et pourtant vers la fin 2008, Madagascar était sans conteste sur une dynamique  positive, inconnue jusqu’alors, faisant augurer des lendemains encourageants, prévus pour sortir le pays de la pauvreté. La maitrise des finances publiques et le rythme de croissance auraient  permis d’atteindre, en tendance, les critères de l’OMD, intégrés dans le cadre de la réalisation du MAP. Cet ensemble programmatique définissait des « défis », fixait les secteurs prioritaires pour servir de courroie d’entrainement et irriguer tout le reste (infrastructures, agriculture, énergie, sans oublier la bonne gouvernance, la solidarité nationale…).  Bref, l’espoir n’était plus un mot tabou. Et cela a été récompensé car on n’accorde pas à n’importe quel pays, l’honneur d’être le pays hôte du sommet de l’UA de juillet 2009 et  celui qui devait tenir celui des chefs d’état de la francophonie en 2010.


    Tout cela semble bien loin, c’était sans compter qu’un chauffard politique pouvait prendre le volant du pays, le confondant avec les platines d’une sono et provoquer cette sortie de route fatale. Un accident de l’histoire. On en porte encore les stigmates, les blessures sont encore ouvertes. Des victimes par centaines, des éclopés de l’âme par millions, des grands accidentés de la vie. Et le pays est encore dans le ravin, quatre ans après. Voilà l’usage  qu’il en a fait, du pouvoir. D’autres l’y ont rejoint. Un renoncement moral...

    On l’a déjà dit, même la macro économie s’y perd, les modèles existants sortent tous en erreur. Le désespoir  reste le seul horizon car un individu sans permis est le plus mal placé pour  conduire le pays vers le chemin de la légalité. Madagascar est aujourd’hui la risée du monde, le bonnet d’âne de l’Afrique, même les comoriens nous rient au nez.

    Au moment où l’on ne cesse d’annoncer l’approche des consultations électorales, on peut émettre des doutes sur la capacité de la Communauté Internationale à jouer le rôle d’assureur tous risques et répondre aux aspirations d’un peuple qui espère une réparation.  Qu’il freine des quatre fers pour embarquer  dans cet attelage fou qui l’a emmené dans le précipice. Quoi de plus normal. Les plaies ne sont pas encore cicatrisées. 

    http://www.tim-madagascar.org/       

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