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    Rajoelina, un accident de l’histoire !


    Les dernières livraisons de la Banque Mondiale (février 2013) donnent ce petit condensé sur Madagascar (économie en panne, forte augmentation de la pauvreté, dégradation de la situation sociale, difficultés chroniques liées aux carences de la gouvernance et de l’État de droit, détérioration des infrastructures) et les chiffres sont calamiteux.


    Et pourtant vers la fin 2008, Madagascar était sans conteste sur une dynamique  positive, inconnue jusqu’alors, faisant augurer des lendemains encourageants, prévus pour sortir le pays de la pauvreté. La maitrise des finances publiques et le rythme de croissance auraient  permis d’atteindre, en tendance, les critères de l’OMD, intégrés dans le cadre de la réalisation du MAP. Cet ensemble programmatique définissait des « défis », fixait les secteurs prioritaires pour servir de courroie d’entrainement et irriguer tout le reste (infrastructures, agriculture, énergie, sans oublier la bonne gouvernance, la solidarité nationale…).  Bref, l’espoir n’était plus un mot tabou. Et cela a été récompensé car on n’accorde pas à n’importe quel pays, l’honneur d’être le pays hôte du sommet de l’UA de juillet 2009 et  celui qui devait tenir celui des chefs d’état de la francophonie en 2010.

    « Il faut sauver le peuple Malagasy qui meurt à petit feu »


    Lettre ouverte à la Communauté Internationale et à la SADC
    Il faut sauver le peuple Malagasy qui meurt à petit feu

    Cela fait exactement trois ans que Madagascar se trouve dans une crise politico-économico-constitutionnelle profonde, la plus longue que le pays ait jamais connue. Malgré la signature de la Feuille de Route, le 16 septembre 2011, ainsi que les nombreux accords et négociations menées pour tenter de trouver une issue, force est de constater que Madagascar ne se dirige pas vers une véritable sortie de crise mais au contraire vers une impasse qui prolonge dangereusement le calvaire quotidien des 20 millions de Malagasy.

    « La population malgache a faim car elle est prise en otage », dénonce le Rapporteur spécial de l’ONU

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    NEW YORK, 22 juillet 2011/African Press Organization (APO) - Le Rapporteur spécial de l'ONU : « A Madagascar, un habitant sur deux est en situation d'insécurité alimentaire. Cette proportion s'élève à 68% dans le sud du pays.

    Les sanctions internationales que subit l'île et l'immobilisme gouvernemental ont clairement aggravé la donne. Tous les indicateurs sur la sécurité alimentaire sont au rouge » a déclaré ce matin Olivier De Schutter, Rapporteur spécial de l'ONU sur le droit à l'alimentation, lors d'une conférence de presse clôturant sa mission officielle à Madagascar débutée le 18 juillet.

    « Résultat, » conclut l'expert auprès des Nations Unies, « Madagascar est aujourd'hui l'un des pays où la malnutrition infantile est la plus élevée au monde – avec des niveaux comparables à l'Afghanistan ou au Yémen. »

    Suite au coup d'Etat ayant conduit à la formation de la Haute Autorité de la Transition le 17 mars 2009 et à l'échec des médiations menées depuis lors, Madagascar fait l'objet de sanctions économiques. « Les Etats-Unis ont suspendu Madagascar de la liste des pays bénéficiaires de l'AfricanGrowth and OpportunityAct. Cela a coûté au moins 50.000 emplois directs dans le secteur textile qui représentait la moitié des exportations malgaches. Quant à l'Union européenne, elle a gelé des programmes prêts à être signés avant la crise, suspendant toute aide au développement passant par le gouvernement. Le manque à gagner total est estimé à près de 600 millions d'euros. »

    Total et l’or sale de Madagascar


    Par Jade Lindgaard


    Fin novembre, la société Madagascar oil a fait son entrée sur un marché londonien ouvert aux petites entreprises, l'Alternative investment market (AIM). Dans son genre, l'introduction est jugée plutôt réussie (voir ici) : elle a permis de lever environ 60 millions d'euros. Cet argent doit financer la campagne d'exploration d'un bloc pétrolier possédé par la firme : « Tsimiroro ».

    Madagascar: Constat déplorable autour des conditions de vie de nos enfants


    par Erika Cologon Épouse Hajaji

    Les experts de l'Unicef ont déballé dans leurs études sur Madagascar que sur les 10 millions d'enfants malgaches, 50% des enfants de moins de 5 ans sont en retard de croissance, 72% vivent dans des maisons inhumaines, 89% n'ont pas d'accès à l'eau potable, et 34% sont non scolarisés.

    L'Unicef a montré également qu'un enfant sur dix ne dispose aucun support média et que plus de 400 000 enfants malgache ne possèdent ni de radio ni de télévision. 22.2% de ces enfants sont abandonnés seuls par leur père et mère dans leur foyer tandis que 13.6% des enfants de moins de 18 ans ne vivent pas avec leurs parents biologiques.