RADIO LONGO MADAGASIKARA

ACCUEIL | GALERIE PHOTO | COUP D’ÉTAT 2009 | TIAKO I MADAGASIKARA | COMMUNIQUES |
  • « Qu'on cesse de prendre le peuple Malagasy en otage »

    notam-ravalomanana.jpg


     Communiqué

    NOTAM à l’encontre de Lalao Ravalomanana : Le GTT International-Genève réagit 

    « Qu'on cesse de prendre le peuple Malagasy en otage »


    C'est avec la plus grande fermeté que nous exprimons notre vive et solennelle protestation contre la délivrance par les autorités putschistes, ce 01er mars 2013, d'un NOTAM (Notice to Air Men) empêchant Mme Lalao Ravalomanana, première dame du gouvernement légitime de Madagascar, de s’embarquer sur le vol régulier d’Air Link pour être au chevet de sa mère gravement souffrante. C’est une décision scandaleuse aussi bien sur le plan humain que sur celui du droit international qui est bafoué de façon flagrante.

    Rappelons qu'à maintes reprises, ordre et contre-ordre se succèdent pour empêcher la libre circulation de la famille Ravalomanana. Cette fois-ci, le Président de la Transition, Rajoelina et son Premier Ministre, M. Beriziky ont donné l’autorisation pourtant, l’ordre d’empêchement d’embarquer émane de l'Aviation Civile de Madagascar. Force est donc de constater que nous assistons à une situation ubuesque où une autorité administrative décide à la place du Chef de gouvernement ! En réalité, les premiers responsables se cachent derrière l’ACM. Ainsi, Rajoelina trompe la Communauté Internationale avec une apparente bonne foi or, c’est tout le contraire que fait son gouvernement. C’est la preuve que Madagascar est effectivement sous la coupe d’un groupe de voyous dénués de tout scrupule et de sens de responsabilité qui imposent leur loi et prennent en otage le peuple malagasy tout entier.

    A travers cette mesure qui, rappelons-le, n'est pas la première du genre, le chef putschiste manifeste sa volonté certaine d’empêcher à tout prix le retour du Président Ravalomanana et sa famille à Madagascar.

    A l’évidence, Madagascar s’éloigne de l’apaisement souhaité et aucune élection libre, transparente et encore moins acceptée par tous ne pourra se tenir dans ces conditions.

    Aussi, nous exigeons :

    avec l'appui de la Communauté Internationale, l'annulation de cette mesure inique, scandaleuse et contraire aux droits fondamentaux qui empêche une citoyenne de revenir dans son propre pays,
    l’application des mesures d’apaisement préconisées par la feuille de route, à savoir : la libération des prisonniers politiques et le retour de tous les exilés politiques notamment celui de la famille Ravalomanana,
    de la SADC, que des sanctions fermes et individuelles soient prises à l’encontre de Rajoelina et son gouvernement et notamment au responsable de l'ACM. Assez de tergiversations voire de complaisance à l’égard de ces putschistes qui n’ont aucun respect des engagements pris et ne cessent de défier la Communauté Internationale.

    Par ailleurs, nous appelons la mouvance Ravalomanana, qui a choisi d'intégrer ce régime criminel, à mettre fin à sa collaboration. Nous estimons que la coupe est pleine et que l'intérêt supérieur de la Nation doit primer face à toute considération personnelle.

    Qu'on cesse de prendre le peuple Malagasy en otage. Qu'on respecte enfin son choix, celui de retrouver le Président qu'il a élu pour le sortir de son calvaire.


    Genève, 4 mars 2013

    GTT INTERNATIONAL – Collectif de la Diaspora

    15, rue des Savoises
    Genève – SUISSE

    Aucun commentaire:

    Enregistrer un commentaire