RADIO LONGO MADAGASIKARA

ACCUEIL | GALERIE PHOTO | COUP D’ÉTAT 2009 | TIAKO I MADAGASIKARA | COMMUNIQUES |
  • Le pays en danger: Bientôt de vrais-faux billets de la HAT


    faux-billets-hat.jpg
    une occasion pour les 40 voleurs de toujours s’enrichir (...)
    Surprise dans les milieux financiers de la capitale… Les affranchis et les « happy few » de la haute finance en parlaient déjà avant même que le Conseil des ministres d’hier ne décrète la modification de « certaines caractéristiques des billets de banques émis par la Banque Centrale de Madagascar ». Pour n’importe quel profane, il s’agit en tout et pour tout, d’un changement de la contexture des coupures qui seront mis en circulation sur tout le territoire de la République. Et pourtant…

    Depuis belle lurette, les mauvaises langues s’amusaient déjà à prédire que la monnaie malgache se dirige en droite ligne vers la pente savonneuse de la cessation de paiements. C’est le terme savant et poli pour définir la situation qui prévaut lorsque les finances de l’Etat et le Trésor Public connaissent des difficultés que les spécialistes monétaires classent dans la catégorie des catastrophes financières, sous l’appellation pudique de démonétisation. Pour les personnalités à qui, on ne raconte pas n’importe quoi, le régime en place vient de prendre de la manière la plus officielle de procéder à une mesure de « dévaluation déguisée » pour camoufler les carences et les échecs patents d’une gestion financière désastreuse qui s’est soldée par l’assèchement des réserves des deniers publics. Parce qu’il n’était plus possible de travestir la vérité plus longtemps, alors il fallu se résigner à décider en Conseil des ministres l’impression de nouveaux billets de banque. L’opération qui va suivre, si ce n’est déjà fait, sera réalisée dans l’absence la plus totale de l’orthodoxie en matière d’émission de billets de banque. L’essentiel pour les dirigeants acculé au pied du mur par leurs propres turpitudes. En l’absence de toute transparence requise en pareille circonstance, le public n’aura droit qu’à un communiqué laconique et hermétique.



    N’importe quel expert doté d’un peu de bon sens vous dira que, le jour où cette dévaluation a été dictée, la situation économique de ce pays va connaître les pires désagréments. La dépréciation, quelle que soit le nom qu’on lui donnera, entraîne automatiquement des conséquences néfastes sur le plan social et bien sûr au niveau du panier de la ménagère. Ne soyez pas étonner si un jour, qui ne sera pas lointain, on connaîtra une « mugabétisation » du marché local où la ménagère achètera le pain avec des billets de banque plein le sac, et des désastres incalculables au niveau des échanges extérieurs. Un détail qui a sa signification maléfique : le communiqué publié par la Présidence mentionne clairement que les nouveaux billets « vont comporter la signature du Gouverneur par intérim de la Banque Centrale de Madagascar ». Vous avez bien lu… Imaginez un peu de quoi on aura l’air vis-à-vis de nos partenaires commerciaux à l’extérieur. Ils vont se fendre la poire, c’est sûr ! Le pays va fonctionner au rythme de faux-vrais billets de banques émis par l’Etat en plus. C’est aussi une occasion pour les 40 voleurs de toujours de s’enrichir dans cette caverne d’Ali-Baba qui se trouve, pas loin du Palais d’Etat d’Ambohitsorohitra. Ils n’auront pas besoin de creuser un tunnel comme ces rigolos de gangsters de l’Europe. Déjà pour imprimer ces coupures, on ne fera pas du tout appel au savoir-faire limité de l’Imprimerie Nationale. Et dire que les fonctionnaires et les magistrats, les militaires, bref, tout ce qui constitue l’administration, perçoivent leurs salaires à partir des « vola baoritra ». Le Monsieur qui se chargera de la confection de ces nouveaux billets, se frotte déjà les mains, rien qu’à la pensée d’avoir l’honneur de s’en occuper, lui, l’étranger par excellence.

    Encore et encore des rétrocommissions !!!!

    Premièrement, l’impression de nouveaux billets (composantes de ce qu’on appelle agrégat étroit en politique monétaire), coute très cher et doit être payée en devises : l’impression, le fret, le transport local, la sécurisation, et l’assurance, sont des éléments à prendre en compte dans le processus. Après, le retrait des anciens billets, la logistique pour les retraits, les campagnes de communication pour le retrait, le cout de la destruction des anciens billets, sont des charges locales qui coutent les yeux de la tête. Si la HAT insiste pour le faire, c’est pour gagner encore des commissions de 10% (encore !!!). On suppose que l’ensemble de ces couts s’élève à 20 Milliards Ariary, la HAT gagne facilement 2 Milliards Ariary à titre de commission.

    Effets inflationnistes

    Ensuite, l’impression de nouveaux billets risque de générer une inflation. Comment ? En fait, l’inflation provient, en partie, de l’augmentation démesurée de la masse monétaire (en plus des autres origines non monétaires comme l’inflation importée ou autres). Ce n’est pas tellement l’impression « physique » qui créera de la monnaie, mais l’émission de nouveaux billets par les Autorités elles-mêmes (hors BTA et hors avance de la Banque Centrale). En effet, en ayant terminé l’impression des billets, les « immatures boys » cités dans la bible précédemment, vont s’en servir à merveille en se disant : « Monsieur Le Gouverneur, on vous a nommé à ce poste, donc jouez pleinement votre rôle et autorisez l’émission de nouveaux billets ». Certains défenseurs de la HAT vont se dire, la Banque Centrale dispose de statuts particuliers et bla bla bla bla bla…. Un rappel des leçons pour nos Autorités monétaires, la masse monétaire augmente principalement par la vente de devises (conversion en Ariary), l’octroi de crédits par les banques, la hausse des salaires des fonctionnaires augmentant le pouvoir d’achat, MAIS AUSSI la planche à billet. Soyez prudent Monsieur Le Gouverneur !!! A propos, Monsieur Le Gouverneur, comme annoncé dans notre édition de mardi dernier, n’oubliez pas aussi de « décréter les chèques carburants comme ayant un cours légal sur l’ensemble du territoire malagasy ».

    Des visées politiques dans l’impression de nouveaux billets

    L’impression de nouveaux billets vise l’élimination des adversaires politiques. Et comment ? Le changement de billets obligera les politiciens (ex : Zanak’i Dada, MTS, MDM….) à convertir les anciens billets. Quand ces messieurs viendront à la banque échanger les billets, Monsieur le DG de SAMIFIN et celui du BIANCO vont les cueillir facilement en posant la question très simple : « vous voulez échanger ces billets, mais d’où viennent-ils messieurs. Quelle est l’origine de votre financement électoral ? ». La suite de l’histoire : ces messieurs politiciens adversaires (de qui vous savez) seront convoqués au SAMIFIN et au BIANCO. Ils seront dilapidés dans les journaux pro-régimes et serviront d’exemples… Et les « immatures boys » peuvent continuer paisiblement leur chemin. LIRE LA SUITE
     

    Guy Ratovondrahona : Ignoré par Bretton Woods


    Les Institutions de Bretton Woods ne reconnaissent pas la signature de l’actuel Gouverneur de la Banque Centrale, nommé en février 2012. L’intention des autorités de Transition d’imprimer des nouveaux billets de banque pourrait tomber à l’eau. Sinon les billets de la HAT n’auront aucune valeur. C’est une douche froide pour le gouverneur de la Banque Centrale de Madagascar, Guy Ratovondrahona. Les Institutions de Bretton Woods ne le reconnaissent pas. Sa signature n’est pas valable pour le FMI et la Banque Mondiale. Et ces institutions financières internationales ont tenu à le faire savoir, après plusieurs mois de cache-cache avec le gouverneur par intérim de la BCM. Le FMI a en effet informé par lettre le nouveau Gouverneur par intérim. LIRE LA SUITE

    http://lanation.mg 

    Aucun commentaire:

    Enregistrer un commentaire