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| Masimana Manantsoa, ancien ministre de l’Intérieur: "...C’est du harcelement". |
Raymond Ranjeva
«La pratique des arts martiaux n’est pas interdite à Madagascar». Réagissant à l’affaire Jean marc Koumba, le professeur de droit, Raymond Ranjeva, a affirmé que «c’est le droit olympique et non le droit pénal qui régit la pratique du sport ». Il était étonné de la convocation du champion de Kick-boxing à la gendarmerie. « La pratique des arts martiaux n’est pas interdite à Madagascar », a-t-il continué, avant de rajouter que, normalement, « un étranger est libre d’accompagner qui il veut sur le territoire ». D’autant que, d’après les explications de son avocat, Jean Marc Koumba accompagne l’ex-première dame en tant que bénévole. En outre, Raymond Ranjeva estime qu’en cas d’incident grave, si Jean Marc Koumba est empêché d’accompagner Lalao Ravalomanana, ce sont les forces de l’ordre à l’origine de cette affaire qui pourront être poursuivies pour « non-assistance à personne en danger ».
Masimana Manantsoa
Masimana Manantsoa
C’est du harcelement. Masimana Manantsoa, ancien ministre de l’Intérieur, soutient que la convocation de Jean Marc Koumba vise par ricochet à déstabiliser la candidate Lalao Ravalomanana. « Pourquoi l’administration n’avait pas interpellé le concerné à son premier jour d’engagement auprès de Lalao Ravalomanana au lieu d’attendre quelques semaines plus tard ?», s’interroge l’ancien ministre. A son avis, la convocation du garde de corps étranger de Lalao Ravalomanana est suspicieuse. « Le concerné est dans son plein droit d’assister Lalao Ravalomanana si ces papiers administratifs sont en règle », soutient l’ancien ministre de l’Intérieur. D’après nos informations, la gendarmerie demande à Jean-Marc Koumba d’élaborer un contrat de travail avec la famille Ravalomanana concernant son métier de garde de corps.
Me Olala
«Jean-Marc Koumba ne fait que son travail. S’occuper des affaires personnelles de Jean-Marc Koumba est beaucoup plus facile que de se pencher sur les affaires de trafiquants criminels. Du point de vue sécurité, Jean-Marc Koumba ne représente aucun danger pour le pays, contrairement à tous ceux qui accaparent illégalement les terres et les richesses du pays », poursuit-il. Ainsi, selon ce célèbre avocat, il ne trouve aucune raison pour harceler le garde du corps de Lalao Ravalomanana. « On devrait par contre lui reconnaître d’avoir assister une mère malgache », martèle l’avocat.
Naike Eliane
Après la sortie de Jean Marc Koumba des bureaux des gendarmes, sur la question de savoir ce qu’elle pense de cette affaire, d’ordinaire très critique, elle a voulu cette fois faire un effort pour affirmer : « Si c’est simplement pour une histoire d’exercice de la profession de garde de corps, Jean Marc Koumba va régulariser sa situation vis-à-vis de l’administration malgache. Mais ce qui suscite la méfiance c’est qu’on s’est seulement aperçu de l’infraction juste à un moment où la campagne de Lalao Ravalomanana prend un essor très prometteur pour la candidate… Il est trop facile d’accuser quelqu’un quand on a le pouvoir ».
Henri Roger Ranaivoson
Ancien membre de cabinet de la Présidence quand Marc Ravalomanana était encore au pouvoir, universitaire expatrié et résident au Canada, l’intéressé est revenu au pays pour soutenir la cause de la candidate Lalao Ravalomanana. Pour lui : « Cette affaire Jean Marc Koumba repose sur la délivrance d’un visa de séjour par les autorités de l’Immigration qui commence depuis l’an 2002 et ne sera expiré qu’en…2017. Tout le reste n’est que tracasseries administratives à l’endroit d’un étranger qui, pour s’occuper, a choisi d’assurer la sécurité d’une personnalité candidate à la présidence de la République. Il tombe sous le coup de la loi sur les travailleurs immigrés, mais cela ne veut pas pour autant dire qu’il l’a fait intentionnellement pour ne pas respecter la loi. Le Tribunal saura sûrement faire la différence entre l’ignorance des détails de la loi et l’absence d’intention coupable ».
Andrianandraina Ralitera
Il se trouvait hier à Fiadanana par sympathie pour Jean Marc Koumba : « Il y a des choses à corriger dans le système qu’on applique dans ce pays… Le problème est de savoir qui voudra bien s’en occuper ».

Malheureuseument tous les sages de ce pays parlent , mais les voyous n'entendent rien .
RépondreSupprimerIl est où Remenabila en ce moment messieurs les gendarmes malgaches expérimentés et ayant poursuit des Ecoles des guerres et de formation de haut niveau?? J'ai honte de mon pays!!
RépondreSupprimerC'est une honte aux armées Malagasy de ne pas encore menotter un Remenabila et autres bandits qui terorisent le peuple tous les jours depuis plusieurs années. Elles deviennent les servants des politiciens au pouvoir. Soyez mérite et humble. Vous dites toujours "ho an'ny tanindrazana" mais vous agissez comme les servants et servantes des autorités
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