RADIO LONGO MADAGASIKARA

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  • C'est au peuple de décider !




    Chissano est arrivé, sans s’presser…il fait du Zorro, ce mozambicain. Il vient en contrôleur des travaux finis et bien faits. La Ces vient d’obéir à ses ordres comme prévu, la françafrique se frotte les mains. La Ces et ses membres croient qu’ils sont dans une cour de récréation. La vie des malgaches importent peu, seul compte le nombre de zéros qui viendront garnir leurs comptes bancaires. Les notam empêchant la famille Ravalomanana de rentrer au pays, ou les opérations d’expulsion aux frontières, arbitraires et avec violence contre Mme Ravalomanana et sa brue ne sont que de simples mesures administratives, et ne peuvent motiver le cas de force majeure. La Ces a une haute idée de la justice et de la soumission à des diktats venant de l’extérieur.

    Est-ce de la caricature ? Pas vraiment. C’est la réalité. Et la dite Communauté Internationale veille au grain. Les félicitations pleuvent. Madagascar est dans une pyramide des valeurs inversées et les tenants du pouvoir sont applaudis. Violation des droits humains, inexistence de liberté d’expression, un état de non droit généralisé, l’arbitraire règne en maître. Plus de 92% de la population, sous le seuil de pauvreté. C’est dans ce décor apocalyptique que l’on annonce les sélections présidentielles le 25 octobre prochain. Il s’agira bien d’une sélection car les participants sont triés sur le volet : seuls peuvent participer ceux qui peuvent faire plaisir aux bwanas. D’ailleurs les récompenses sont déjà arrivées. Les 109 sanctionnés sont lavés de leur péché, ils peuvent de nouveau faire leur shopping à Paris en attendant que la campagne pour les prochaines sélections ne commencent. Les collections automne hiver ne sont plus très loin et il faut bien écouler le magot des bois de rose. La haute couture se porte bien dans les campagnes malgaches et devant ses paysans, il parait que cela incite à aller voter. La démocratie est bien en marche.

    Plus sérieusement, si la Communauté Internationale cherche à se faire discréditer, elle peut continuer dans cette voie-là à Madagascar. Il faudrait aussi que ces messieurs les bons offices comprennent que leur marche forcée ne marchera pas car les malgaches ne l’accepteront jamais. Le règlement de cette crise sans le respect du droit du peuple n’est qu’une illusion. Le respect de ce droit passe par la liberté de Lalao Ravalomanana de pouvoir se présenter devant le choix des malgaches qui doivent dorénavant se sentir libres d’agir en conséquence.

    Ainsi peut-être, comme l’a si bien dit Mandela, c’est l’oppresseur qui détermine la forme de lutte que choisira l’opprimé.

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