Cette affaire que nous avons développée ici, reprise par un bloggeur et relayée par Médiapart, doit éclairer sur les enjeux de ces élections. Deux personnes sont impliquées directement : l'une, l'actuel dirigeant de cette pseudo transition et l'autre, ex ministre des finances, cheville ouvrière de toutes ces opérations plus que douteuses, candidat à la magistrature suprême et candidat pour succéder à son actuel chef.
Achat de la filiale du Crédit Agricole : BNI MADAGASCAR par une Société inscrite dans les paradis fiscaux
Appel à Monsieur Le Directeur Général du Crédit Agricole S.A Monsieur Jean-Paul CHIFFLET, au Ministre de l'économie et des Finances Monsieur Pierre MOSCOVICI, Monsieur le Ministre du Budget Monsieur Bernard CAZENEUVE, Monsieur le Ministre du Développement Monsieur Pascal CANFIN, Monsieur le Gouverneur Général de la Banque de France Monsieur Christian NOYER, au sujet de cette mascarade d'achat par une Société créée dans les paradis fiscaux, des actions de la filiale du Crédit Agricole: BNI Madagascar. Édifiant!
MonsieurJean-Paul CHIFFLET, Directeur Général du Crédit Agricole SA, autodidacte assumé, donc comme les Lyonnais pense "un premier sou économisé, c'est celui qu'on na pas dépensé" et qui sait analyser les risques, voit l'arbre et la forêt, qu'avez-vous fait de vos grandes qualités reconnues dans le monde de la finance, en acceptant de conclure la vente des actions de votre groupe Crédit Agricole SA dans la BNI banque de Madagascar, la plus importante pour l'économie du Pays et les relations d'affaires avec la France. Monsieur Le Ministre des Finanxces , Monsieur Le Ministre du Budget, Monsieur Le Ministre du Développement ,Monsieur Le Gouverneur de la Banque de France, veuillez prendre connaissance de cette "magouille" où notre fleuron bancaire , issue des classes paysanes, se trouve mêlé à une tentative d'une prise de contrôle de la Banque issue du Crédit Lyonnais et rachetée par le Crédit Agricole, par des méthodes mafieuses et qui va sans nulle doute ternir un peu plus l'image de notre Pays à Madagascar et dans tous nos Pays amis! Avions nous besoin de celà?
Voici le scénario, et réagissez Messieurs la coupe est pleine:
Les "affaires" ne connaissent pas la crise...
En dehors du fait que les attributions d’un pouvoir dit de transition ne puissent autoriser ce type d’opération, les conditions dans lesquelles elle s’est déroulée apportent une preuve supplémentaire que la mafia et ses gangs se sont bien emparés de toutes les prérogatives de puissance publique pour se livrer au vu et au su de tout le monde, sans aucun contre pouvoir ni contrôle, à ces actes de détournement à peine déguisés.
Ci-après les dates clés et les faits :
MAI 2011
: le Groupe Crédit Agricole recentre ses activités de banque de proximité à l’international en Europe et sur le bassin méditerranéen. La seule filiale de banque de proximité à l’international encore détenue par le Groupe Crédit Agricole en dehors de son nouveau périmètre stratégique est BNI MADAGASCAR. De ce fait, le Groupe Crédit Agricole envisage de céder sa participation de 51% de BNI MADAGASCAR. Le consortium de l'époque : BANK ONE, Crédit Agricole La réunion, PROPARCO
JUILLET 2011
: refus de cession par la Direction générale de Trésor car BANK ONE n'est pas une banque de référence internationale. Impossibilité pour le CSBF de siéger pour acter la vente de BNI MADAGASCAR
MAI 2013
: un nouveau consortium se constitue : Groupe CIEL avec sa filiale BANK ONE et la société TRIELITE, société immatriculée dans les îles vierges britanniques pour racheté les 51% de BNI MADAGASCAR.
JUIN 2013 19 JUIN : Approbation par le Conseil d'administration du Groupe Crédit Agricole de la cession des 51% au groupe précité mais avec un avis négatif de la part de l’Etat malgache (Direction Générale du Trésor) qui réitère que le repreneur de BNI MADAGASCAR doit être une banque de référence internationale (lettre du Directeur Général du Trésor du 07 juin 2013 avec comme référence N°145 – 2013 – MFB/SGDGT)
20 JUIN : Coup de théâtre, le lendemain du Conseil d'administration du Groupe Crédit Agricole, une lettre datée du 20 juin 2013 (N°90– MFB/SGDGT), est envoyée aux Administrateurs de BNI MADAGASCAR affirmant que l’Etat malgache revient sur sa décision en donnant un avis favorable car cette cession permettra de « jouer pleinement son rôle dans le maillage du tissu économique et social de Madagascar ». Cette lettre émane de la Direction Générale du Trésor mais signée par le Ministre des finances et du budget (avec un N° de référence faux car le n° de référence de la lettre du 20 juin 2013 est inférieure à celui de la lettre du Directeur Général du Trésor du 07 juin 2013). -->Il y a dans ce cas d’espèce, « usurpation de titre » de la part du Ministre des finances et du budget pour désapprouver ce qui est déjà acté par le Directeur Général du Trésor + Démission du Président du Conseil d’administration de BNI MADAGASCAR, choqué par l’approche du Ministre qui a usurpé le titre du Directeur Général du Trésor.
JUILLET 2013
: Nomination des nouveaux membres du CSBF pour pouvoir siéger : Harimino Oliarilanto Rakoto (enseignant à l’INSCAE), Raoul Mamy Ravelomanana (professeur d’économie de l’Université d’Antananarivo) et Lantoniaina Rasoloelison (Directeur du cadrage et de la programmation budgétaire au Ministère des finances et du budget) ; Le Directeur général du Trésor est de fait membre du CSBF. La présidence de la CSBF est assurée par le Gouverneur de la Banque Centrale de Madagascar.
AOUT 2013
: Réunion du CSBF le 22 août sur la décision de cession des 51% de BNI MADAGASCAR -->Refus à l’unanimité de la cession du consortium comprenant le Groupe CIEL avec sa filiale BANK ONE et la société TRIELITE, société immatriculée dans les îles vierges britanniques. Motif : la cession doit se faire avec une banque de référence internationale. + Convocation de Hassenein Hiridjee au SAMIFIN qui veut davantage d’informations sur sa société TRIELITE, immatriculée aux Iles Vierges Britanniques, paradis fiscal.
SEPTEMBRE 2013
: Refus de la cession des 10% de BNI MADAGASCAR par le CSBF à la société TRIELITE, immatriculée aux Iles Vierges Britanniques car les paradis fiscaux rend difficile la traçabilité des flux financiers, ce qui pourrait nuire à l’image et le capital confiance de BNI MADAGASCAR. La société TRIELITE est remplacée par la société immobilière FIRST IMMO pour faire avaliser les 10% par le CSBF et les 40% dans le consortium. +
4 SEPTEMBRE
: Coup de théâtre, revirement de situation -->Les membre du CSBF, en absence du Directeur General du Trésor, à la majorité des présents, ont décidé de revenir sur la décision prise le 22 août dernier pour approuver sur le principe de cession au consortium composé du Groupe CIEL (avec sa filiale BANK ONE) et la société FIRST IMMO, de droit malgache, qui remplace la société TRIELITE, mais toujours avec le même propriétaire mais avec des conditions à remplir, dans les trois mois, et qui seraient suspensives si elles ne sont pas remplies. --> Et un problème de fond se pose, la nomination du nouveau Ministre des Financeset du Budget , Lantoniaina Rasoloelison (Directeur du cadrage et de la programmation budgétaire au Ministère des finances et du budget) s’effectue dans le même temps. et il siège en même temps au CSBF --> La séparation de pouvoir entre le pouvoir exécutif et l’autorité de régulation n est pas respectée. Il y a abus de pouvoir.
9 SEPTEMBRE
: Décès du Gouverneur de la Banque Centrale de Madagascar, Guy Ratovondrahona Plusieurs points à éclaircir - BNI a 80% des crédits de BNI sont des crédits des grandes Entreprises, plus de 40% de part de marché du Marché inter-bancaire de devises à Madagascar et 30% des crédits documentaires de la place. Ce qui nécessite techniquement une solidité financière et des contre-garanties élevées avec un adossement d’une grande banque de renommée internationale. Compte-tenu de ces éléments précités, pourquoi ne pas attendre la fin du processus électoral pour prendre une décision, aussi importante soit-elle, sur la cession de BNI MADAGASCAR où l’Etat détient plus de 32 % ? - Pourquoi le Ministre des finances et du budget Hery Rajaonarimampianina soutient le dossier CIEL/TRIELITE, où il y a deux faiblesses techniques majeures :
1 - La Bank One, est une petite banque à l'île Maurice (moins de 10% de part de marché avec un résultat deux fois moins que BNI MADAGASCAR) qui n’a pas une assise internationale pour répondre aux exigences financières de la clientèle de BNI MADAGASCAR (80 % du volume des crédits sont Corporate).
2 – La société TRIELITE est une entreprise immatriculée dans les Iles vierges britanniques, dans la liste des paradis fiscaux, qui rend difficile la traçabilité des flux financiers mais qui diminue aussi le capital confiance accordée par les clients surtout Corporate à BNI MADAGASCAR. -->Les avis techniques du secteur financier sont foncièrement négatifs mais le Ministre fait « fi » de ses avis car il considère que c’est une décision politique. Beaucoup de commentaires vont bon train en pensant que ce Ministre-candidat a besoin de fonds pour financer sa campagne. Ses coups de pouce pourraient avoir une reconnaissance pécunière. - + Pourquoi le ministre des finances et du Budget Hery Rajaonarimampianina a appuyé cette cession avec le consortium précité, tout en sachant qu’il y aurait une dégradation du portefeuille clients de BNI, donc une diminution des dividendes obtenues par l’Etat qui détient 32% de BNI MADAGASCAR ? Une décision plus que douteuse et indigne d’un homme devenu candidat aux prochaines élections présidentielles. Si l’Etat n’était pas actionnaire, c’est une opération purement privée où l’appréciation serait globalement financière.
Pour finir, il n’est pas inutile de se rappeler qu’entre le revirement de la décision du 22 août et du 4 septembre, Andry Rajoelina a effectué un séjour à l’île Maurice, siège de la société Ciel.
Philippe DIVAY
Madagascar : l’insoutenable légèreté du Crédit agricole
C’est une affaire qui, en France, n’intéresse personne et n’a fait l’objet dans la presse d’aucun écho. Et pourtant la vente par le Crédit agricole de la participation majoritaire qu’il détient dans la principale banque de Madagascar, la BNI, mérite attention. Car l’opération suscite dans le pays, qui est en pleine campagne présidentielle, de très violentes controverses, sur fond de suspicion de pressions sinon même de corruption. Même si la banque française n’est pas mise en cause, elle manifeste pour le moins une étonnante légèreté en cherchant à se délester au plus vite d’un actif dont elle ne veut plus, sans trop se soucier de l’identité des acquéreurs.
C’est un peu par hasard que le Crédit agricole est devenu l’actionnaire de BNI Madagascar, à hauteur de 51 % du capital, aux côtés de l’État malgache qui en contrôle 32 %. Cette participation était autrefois détenue par le Crédit lyonnais, et quand cette banque a fait faillite et a été reprise par le Crédit agricole, ce dernier est donc devenu le principal banquier de Madagascar. Dans le souci de « nettoyer son bilan » – comme on dit sans trop d’élégance dans le jargon financier –, le Crédit agricole a commencé à céder certaines des participations dont il a hérité à l’étranger, et la BNI Madagascar est la dernière grande cession que la banque française voulait engager dans cette partie du monde.
Seulement voilà ! L’opération de cession, qui est engagée en mai 2011, se passe mal. Un premier consortium se constitue, autour d’une banque minuscule, dénommée Bank One (4 % du marché de l’île Maurice), pour racheter les 51 % du Crédit agricole, mais en juillet 2011 la direction générale du Trésor de Madagascar s’y oppose, faisant valoir que Bank One, propriété d’un groupe mauricien spécialisé dans le sucre et le textile, Indian Ocean Financial Holdings Ltd, et par ailleurs co-actionnaire de la société Orange Madagascar, n’est pas une banque de référence internationale et n’a pas les qualités ni les références pour contrôler la principale banque du pays.
Il faut donc attendre deux ans de plus pour qu’un nouveau candidat au rachat se présente. Il s’agit d’un consortium dénommé Ciel, qui fait lui aussi partie du groupe mauricien Indian Ocean Financial Holdings Ltd. Mais le candidat au rachat s’est cette fois allié à un autre homme d’affaires, dénommé Hassanein Hiridjee, dont la holding dénommée Trielite est immatriculée aux îles Vierges britanniques. De nationalité française, ce « Karan » – comme on appelle à Madagascar ceux qui sont originaires d’Inde – est un proche du président de la Transition, Andry Rajoelina, qui, pour avoir accepté de retirer sa candidature à l'élection présidentielle du 25 octobre prochain, n'en compte pas moins deux de ses proches en lice. L’homme d’affaires Hassanein Hiridjee, qui intervient dans l'opération au travers de sa société Triélite, implantée dans un paradis fiscal, contrôle par ailleurs First Immo, une grosse société de développement immobilier opérant à Tananarive. Le même homme d’affaires a, enfin, mis la main dans des conditions controversées sur le principal opérateur téléphonique de Madagascar, Telma (les anciens Téléphones de Madagascar), lors de la privatisation des réseaux téléphoniques, société Telma qui est aujourd’hui lourdement endettée.
En clair, les candidats au rachat exercent mille métiers, du textile jusqu’au sucre en passant par le téléphone ou la promotion immobilière, mais n’ont pas de compétence bancaire reconnue. Le 7 juin 2013, l’État malgache, sous la plume de son directeur général du Trésor, réitère dans un courrier (lire ci-dessous) son opposition à ce que la principale banque du pays soit cédée à des investisseurs qui ne présentent pas toutes les garanties pour jouer un rôle aussi important.
La crise cardiaque du gouverneur
« Pour garantir un développement harmonieux du système financier malagasy dans son ensemble, je réitère le souhait de l’État-actionnaire dont je suis le représentant ès qualités, d’avoir une banque de premier ordre disposant d’une véritable référence internationale en remplacement de l’actionnaire majoritaire (…) En effet, la composition du nouveau Consortium actuel ne reflète pas cette qualité qui a été entre autres et toujours une recommandation forte de notre part », écrit notamment le Directeur général du Trésor. C’est donc un veto clair et net.
Et pourtant, le Crédit agricole n’en tient strictement aucun compte puisque, quelques jours plus tard, le 19 juin 2013, un conseil d’administration de sa filiale, BNI Madagascar, se tient à Paris et ratifie le projet de vente des 51 % au consortium Ciel, malgré le refus des autorités de Madagascar. Pourquoi le Crédit agricole se sent-il autorisé à passer en force ? En fait, on le découvre le lendemain, puisque, au terme d’obscures grandes manœuvres, l’État malgache change d’avis et donne son accord à la cession au profit du groupe Ciel.
Pourtant le Crédit agricole n’est pas au bout de ses peines, puisqu’il y a encore un obstacle à franchir : la cession doit obtenir l’autorisation de la Commission de supervision bancaire et financière (CSBF) du pays, qui est l’autorité de régulation du secteur bancaire. Or, là encore, le projet bute sur la même difficulté : le 22 août 2013, à l’unanimité de ses membres, la CSBF s’oppose à l’opération, au motif, toujours le même, que l’acquéreur doit être une banque de référence internationale. Et dans la foulée, Hassanein Hiridjee est convoqué par les autorités du pays pour fournir des informations complémentaires sur sa société Trielite immatriculée aux îles Vierges britanniques, cette implantation dans un paradis fiscal rendant difficile la traçabilité des flux financiers et pouvant nuire à la réputation de BNI Madagascar.
Les candidats au rachat ajustent donc leur offre, et ce n’est plus la société Trielite mais la société First Immo, appartenant au même Hassanein Hiridjee mais implantée à Madagascar, qui vient épauler le groupe Ciel, dans son offre de rachat. Et cette fois encore, un nouveau coup de théâtre intervient : début de septembre, la CSBF, qui est placée sous la présidence du gouverneur de la banque centrale du pays, Guy Ratovondrahona, se désavoue elle-même et change de position, donnant finalement son feu vert à l’opération. Quelles pressions se seraient-elles exercées sur le gouverneur ? Aussitôt, l’affaire devient la polémique la plus importante qui enflamme Madagascar, en pleine campagne présidentielle, et la presse locale évoque de possibles pots-de-vin. Quoi qu’il en soit : le gouverneur de la banque centrale, qui a mangé son chapeau, a emporté le secret avec lui. Le lendemain, il est retrouvé mort. Une crise cardiaque, dit-on…
L’affaire en est là. Même si la vente n’est pas encore finalisée, elle est maintenant en route et a obtenu toutes les autorisations nécessaires.
Il reste que pour beaucoup de Malgaches, le rôle du Crédit agricole n’apparaît guère glorieux. C’est aussi ce qu’observent les Franco-Malgaches, présents sur place, que Mediapart a pu joindre. Et pour une raison qui se comprend sans grande difficulté : l’ancienne puissance coloniale qu’est la France s’est souvent très mal conduite à Madagascar, l’un des pays les plus pauvres du monde. Sans doute là bien plus encore qu’ailleurs. Et avec le recul, la France devrait comprendre qu’elle a une obligation d’exemplarité absolue.
Le Crédit agricole, qui n’a pas voulu répondre à nos questions et qui s’est contenté de nous faire adresser par son service de presse un sommaire argumentaire que l’on trouvera sous notre onglet « Prolonger », n’est certes soupçonné par personne d’avoir participé, de près ou de loin, aux pressions sinon à la corruption, qui auraient pu entacher ce projet de cession. Mais, à l’évidence, il s’est voilé la face, visiblement trop pressé de vendre pour s’attarder aux appétits féroces qu’il a du même coup déchaînés. Et le moins que l’on puisse, c’est que, tout au long de ces derniers mois à Madagascar, le Crédit agricole a été tout… sauf exemplaire !
Un camouflet pour l'ambassadeur
Reste une inconnue : le conseil d’administration de la BNI, dont le siège est à Paris, prendra-t-il la grave responsabilité d’avaliser définitivement cette opération scabreuse, alors que sa maison mère, le Crédit agricole, se targue d’être une banque modèle en terme de gouvernance ? L’interpellation ne joue d’ailleurs pas que pour le Crédit agricole. Elle concerne tout autant les autorités françaises. Car dans les turbulences gravissimes de la crise politique dont Madagascar n’arrive toujours pas à se sortir, l’ambassadeur de France, François Goldblatt, s’est autorisé à tenir, le 14 juillet dernier, un discours très dur à tous ses convives, parmi lesquels se trouvaient tous les candidats à l’élection présidentielle. Il s’est en effet permis d’appeler Madagascar au sursaut et d’inviter tous ses responsables à respecter enfin les principes d’un État de droit.
Dans ce discours, que le quotidien L’Express de Madagascar a reproduit dans sa version intégrale (il est ici), l’ambassadeur a eu en effet ces mots : « Loin des calculs que d’aucuns lui prêtent, la France a trop d’amour et de passion pour Madagascar, pour laisser la Grande Île s’enfoncer inexorablement dans une impasse potentiellement tragique. » Plaidant en faveur d’un sursaut, il a ajouté : « Cette démarche passe bien entendu, et je n’ai pas besoin d’y insister, par l’organisation d'élections libres, sincères, transparentes, et conformes au droit (…) Elle passe aussi par la concrétisation des engagements pris en matière de respect de l’État de droit. Elle passe enfin par un assainissement radical du climat des affaires, qui permette à Madagascar de sortir des limbes du classement "Doing Business" où elle se trouve actuellement, ce qui suppose, notamment, la conduite d’une politique de lutte anti-corruption axée sur les résultats, et, plus fondamentalement, une amélioration drastique de la gouvernance. »
Comment pourrait-on comprendre qu’après ces fortes paroles de l’ambassadeur de France, une grande banque parisienne cautionne une opération qui piétine allègrement tous ces beaux principes ? En vérité, il faudra suivre le dénouement de l’affaire. D’une part, parce qu’elle fait de plus en plus de bruit, et certains médias locaux s’en réjouissent. Témoin, cet autre article deL’Express de Madagascar qui se félicite que Mediapart, en France, se soit fait l’écho de l’histoire – il s’agit en réalité d’un billet blog de l’un de nos abonnés… de Madagascar, qui a eu la bonne idée de sonner rapidement le tocsin, billet que l’on peut trouver ici. Mais c’est un peu du crédit de la France qui est aussi engagé. Autant dire que la parole de l’ambassadeur de France ne vaut pas grand-chose si le Crédit agricole va au bout de son projet.

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Izao aza ry zareo fanonganam-panjakàna sy t@ fomba tsy ara-dalana no nahatongavany teo mahavanin-doza toy izao maika fa raha sanatria lany eo ireo @'io fifidianana sandoka karakarain'ny frantsay io dia asa fotsiny.Angamba hamidiny hatramin'ny vahoaka malagasy!Hay kay moa ny fanondranana mpiasa vavy atao andevo any @ tany arabo efa misy ary mbola mitohy na dia efa betsaka aza ny maty sy maratra mafy avy any vokatry ny vono sy fanolanana mahazo azy.Inona izany sisa tsy ho ataon-drajoelina sy ny dahalo namany mba hahazoana vola? Mba tongava saina ry Malagasy!
RépondreSupprimerTony koa dia mbola fivarotana tanindrazana ara-bakiteny ataon'izao fitondrana sandoka izao: Madagascar
RépondreSupprimerL'île de Nosy Valiha, qui offre notamment une chute d'eau naturelle, est à vendre pour 4, 5 millions de francs. Elle compte 385 hectares au nord de Madagascar. Bananiers et manguiers sont au rendez-vous. http://www.lematin.ch/monde/Visitez-10-iles-a-vendre-autour-du-monde/story/11680920
Mitohy ny fangalarana sy famarotana ny tanindrazana... voa fantatra koa izay, fa i tozzi green ao Ihorombe, dia samy nahazo daholo ireo candidats roa lahy, Hajo sy Hery, ary ny ministre VPM vaovao koa dia vao tonga tao Ihorombe, nanamafy fa mety io "Fangalarana" sy fampijalina ny mponina ao Ihorombe io... tena mitovy daholo.... Vola be koa no nomen'ireo italianina izy telo ireo, ary dia tsy menatra ny mandainga amin'ny RNM sy TVM ny chef de région Ihorombe, ny maires Satrokala sy Andiolava, ary ny VPM.... ho loza be raha lany eo ireo....
RépondreSupprimerIl faut dénoncer tout ça publiquement en participant à la manifestation de soutien au peuple malagasy et africaine du samedi 28 Septembre 2013 à 14 heures à Château Rouge à Paris :
RépondreSupprimerYoutube : Grande Marche Panafricaine : samedi 28 sept 2013 à Château Rouge à 14h
http://www.youtube.com/watch?v=di8OVoGtwtA&feature=youtu.be
Ny mahagaga samy mpangalatra sy mpivarotra tanindrazana izay rehetra mpitondra teo na ny hatramizao nefa de mbola harovana foana. Tsy nandroso ary tsy handroso mitsy isika mianakavy raha mbola tohizana izao fisainana mirefarefa amin'ny tany izao.
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