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| (...) leur gouvernance ont fait au moins 4 millions de nouveaux pauvres depuis qu’ils sont au pouvoir. |
C’est sidérant d’entendre les promesses du camp des putschistes à l’occasion de la campagne électorale actuelle. Que ce soit pour la présidentielle ou pour les élections législatives, ils continuent de promettre la lune. Dans les bas quartiers, Rajaonarimampianina joue le jeu. Car, la promesse électorale n’engage que ceux qui y croient. Ces quartiers qui avaient été ignorés pendant cinq ans se voient, du coup, devenir le principal centre d’intérêt du candidat.
Le candidat soutenu officiellement par Andry Rajoelina devait même changer de tactique, en optant pour la campagne de proximité. Des travaux qui n’ont pas été effectués durant presque cinq ans de règne pourraient-ils être effectués au cours d’un futur mandat hypothétique? En promettant des travaux immenses, le tandem Rajoelina-Rajaonarimampianina avoue, indirectement, qu’ils n’ont pratiquement rien fait pour le pays durant leur quatre années de pouvoir sans partage. Leur bilan est impossible à défendre. Et ils préfèrent, ainsi, s’adonner à des nouvelles promesses d’ivrogne, comme sur la place du 13 mai en 2009. Rien n’est plus simple, en effet, que de promettre. Mais il est toujours difficile, pour des politicards malintentionnés, de concrétiser toutes leurs promesses.
Comment Andry Rajoelina et Hery Rajaonarimampianina peuvent-ils prétendre améliorer la santé de la population alors que des centaines de Centres de Santé de base ont été fermés au cours des dernières années ? Il est trop facile de promettre une éducation pour tout le monde alors que quelque 600.000 enfants devaient quitter les bancs de l’école depuis 2009. Il est également aisé de promettre une meilleure sécurisation des biens et des personnes alors que les attaques à mains armées et l’assaut des dahalo se sont multipliés, à travers le pays, pendant qu’ils étaient au pouvoir. La gouvernance Andry Rajoelina et Hery Rajaonarimampianina a été marquée par une dégradation constante de la vie socioéconomique du pays. Ce qui n’empêche pas les deux hommes de continuer actuellement à promettre monts et merveilles. Il n’y a pourtant rien à attendre de la part de ces dirigeants qui ont fait passer le taux de pauvreté du pays de 68% à 92% en moins de cinq ans. On peut bien se demander par quelle magie, les deux hommes pourraient-ils réduire le nombre des Malgaches qui vivent en dessous du seuil de pauvreté alors que leur gouvernance ont fait au moins 4 millions de nouveaux pauvres depuis qu’ils sont au pouvoir. Ils promettent le changement actuellement, sur la base de la « révolution orange » de 2009. Pourtant, le bilan désastreux est déjà connu de tous.
J.Nantenaina

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