RADIO LONGO MADAGASIKARA

ACCUEIL | GALERIE PHOTO | COUP D’ÉTAT 2009 | TIAKO I MADAGASIKARA | COMMUNIQUES |
  • Bien mal acquis ne profite jamais !


    Lakilé sandoka avy amin'ny filoha sandoka...
    C'était un euphémisme de dire que Rajaonarimampianina a fait un mauvais départ. Il aurait fallu dire : est-il jamais parti? C'est la question qui se pose aujourd'hui car un mois après son investiture, il fait du sur place. Il est prouvé par tout ce qui se passe à ce jour, que tous les biens mal acquis ne profitent jamais! Et pour le coup, c'est une grande perte pour tout le pays.



    Perte de temps, perte d'argent, perte de crédibilité et certains ont déjà perdu leur sang froid… Comme nous l'avons écrit dans une autre rubrique, la responsabilité revient à ces politiques qui ne sont pas à la hauteur de leur devoir. Ces politiques ont tout simplement transformé et dénaturé le rôle qui devait être le leur en utilisant les prérogatives rattachées à leur fonction pour ne satisfaire que leurs intérêts propres.

    Et tous les bords politiques sont concernés. Evidemment le bord de ceux qui ont fait le coup d'état, les premiers responsables de cette apnée nationale, confisquant le pouvoir en usant et abusant de tous les moyens pour se maintenir (vols, trafics, assassinats, corruption, fraudes, menaces, etc. etc.). Le bord de ceux qui se prévalent de la légalité, qui n'a pas de boussole politique sauf à faire du suivisme et s'accrocher à celui qui veut bien de lui, et servir comme d’un vulgaire marche pied, décharné et sans idéologie ni scrupules et si prompts à manger à tous les râteliers.

    Les pseudos légalistes ne peuvent s'exonérer d’aucune part de responsabilité dans cette chienlit indescriptible. Aurait-il été déshonorant de s'être mis tout simplement de côté, en restant intransigeants avec ses positions, affirmées avec grand fracas médiatiques, il y a à peine un mois ? La vérité des urnes, rien que cela! Les accusations de fraudes massives ont été telles que la volte-face de ralliement à celui qui usurpe aujourd'hui le titre de président, a fini de leur ôter tout respect. Ils sont toujours à l'esquive et évitent de prendre le problème à bras–le-corps : manque de courage, pas d’envie, ils ne sont donc pas la solution. Pour ce qui concerne Rajoelina et consorts, ils sont fidèles à eux-mêmes et il n'est même pas besoin d'en faire une description. Pour ce président putatif, un disciple du putschiste, ses premiers pas ressemblent à son discours : empruntés. Il serait d'une naïveté consternante en croyant être en mesure de se défendre et prendre son indépendance vis à vis du mapar, car il a créé la Pmp (plateforme pour la majorité présidentielle), un rassemblement hétéroclite ne reposant sur aucune base politique. Et la sortie médiatique du putschiste en est une première preuve.

    Cette éructation verbale ne doit pas être comprise seulement comme une comédie théâtralisée et dont il est l’acteur principal, mais d'une menace directe contre son ancien ministre des finances pour son refus de le nommer premier ministre. Une manière de rappeler qu'il lui est redevable et qu’il garde toujours la main. En tout cas, nul n'ignore que le pouvoir issu de ces dernières mascarades d'élections ne reflète aucunement le choix des malgaches. C'est une usurpation de la démocratie pour cacher des desseins bassement politiques. Dès lors, rien ne permet de passer par perte et profit les énormes sacrifices des millions de malgaches et passer dans l’oubli les plaies encore béantes d’une société mutilée par cinq années d’anarchie.

    Ces souffrances ne s’effaceront pas parce-que quelques individus ont décidé de prolonger la collaboration avec l’ennemi. Que ceux qui y accourent, seraient bien avisés de ne pas y aller. Cela ressemblerait à une extorsion de voix des électeurs ayant voté contre le candidat des putschistes. Rajaonarimampianina est aujourd’hui au pied du mur et ses marges de manœuvre bien minces. Les stratégies de contournement n’y feront plus et la nouvelle assemblée nationale, qui est à la recherche d’une majorité introuvable, sera la première scène d’où partiront les premières hostilités. Comme pour lui rappeler que les biens mal acquis ne profitent jamais.

    http://www.tim-madagascar.org/    

    Aucun commentaire:

    Enregistrer un commentaire