On a cru avoir tout vu avec ces putschistes mais après les derniers rebondissements venant de cette institution censée représenter la légalité, garante de la loi fondamentale, on voit bien qu’ils ont plus d’un tour dans leur sac à escrocs, qu’ils sont tous. Il faut croire qu’ils n’ont même pas pris le soin d’arranger la forme, qu’un gamin en cours préparatoire aurait pu constater qu’il y a entourloupe en comparant les candidats déclarés à l’entrée et la liste à la sortie.
En pareille circonstance, l’on peut dire, à quelque chose malheur est bon. Le tollé provoqué par ce flagrant délit de violation des règles mises en place par eux-mêmes, a permis de mesurer le refus des malgaches de participer à ce naufrage moral dans lequel ces gouvernants illégitimes voudraient entraîner le pays durablement. Comme un signal qui va finalement réveiller la conscience, jusqu’ici conciliante, et lancer un avertissement à tous ceux qui peuvent croire que le peuple se laisserait encore berner.
Non, la coupe est pleine. Il faut espérer que cette candidature léonine et pleine d’arrogance de cet individu d’une vacuité intellectuelle, soit la goutte d’eau qui fera comprendre pourquoi Madagascar est dans cette situation. Si ses réseaux et ses ramifications contrôlent encore certains postes clés de la haute administration, ceux qui coopèrent, sont de moins en moins nombreux et il faut aller dans les rangs de ceux qui ont directement participé au coup d’état pour lui trouver encore des circonstances atténuantes.
Car l’arme de paupérisation massive n’a épargné personne et les chiffres parlent d’eux-mêmes (cf derniers stat Banque mondiale). Un pouvoir issu d’un putsch est par nature liberticide. Le climat de peur permanent, a tué toute envie d’entreprendre, même les plus courageux ont mis la clé sous la porte. Le pays tout entier est en mode veille. Comme la violence est devenue la règle, la loi une exception. Et pour combien temps encore ?
Par cet acte de candidature, entaché d’irrégularité et un énième reniement de ses paroles, l’auteur du putsch a montré son incompatibilité aux règles les plus élémentaires de la démocratie. Se croyant dans une cour de récréation, il joue avec ses marionnettes comme à l’habitude : la menace et la corruption. Cette attitude indigne exaspère les malgaches qui aimeraient le lui faire savoir par tous moyens…
L'espoir de retrouver une vie normale réside dans l'inversion de la hiérarchie des rapports sociaux engendrée par cette crise et sa remise à l’endroit doit commencer par le haut.
Si la mouvance Ravalomanana, avant la publication de la décision de cette Cour électorale spéciale, a clairement assumé sa participation aux élections en choisissant Mme Lalao Ravalomanana, il semble impératif et légitime aujourd’hui qu’elle émette plus que des réserves.
Que l’on ne puisse rien reprocher à ceux qui ont retiré leur confiance à tout l’édifice et à l’esprit qui conduit cette transition, quand cette cour prévue régler les contentieux, ne s’embarrasse même pas à fouler aux pieds ses propres règles.
Il est grand temps de fermer cette longue parenthèse inconstitutionnelle qui a empilé illégalités sur illégalités. Cet accident de l’histoire de notre pays doit se réparer par le renouveau des hommes. Certains doivent porter la honte toute leur vie pour avoir trempé leur plume dans l’encre du déshonneur. Ils se reconnaîtront.
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5 200 000 ariary ou 26 000 000 fmg par personne pour une simple déposition de la candidature de ANR c'est une offre alléchante non ??? Et pour la publication du résultat des votes l'offre sera encore plus intéressante.
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