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  • Voter pour Jean Louis Robinson, un acte de résistance!


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    Cela fera plus de 4 ans et demi que Madagascar est dirigé par des personnes non élues et non issues de la consultation de son peuple. Presqu’un mandat, une éternité pour les 92% de malgaches vivant avec moins de 1,25$/jour et dépouillés dans le même temps de tous leurs droits. Rien ne leur a été épargné. Ils ont subi toutes les formes de vexation et autres intrusions dans leur vie de simples citoyens. Dans à peine quinze jours, il leur est donné l’occasion de désigner celui qui doit diriger leur pays pour les cinq ans à venir. De prime abord, on serait tenté d’écrire que les malgaches ont l’embarras du choix tant l’offre est pléthorique. Trente trois candidatures laissent à penser que la démocratie est en marche. L’illusion ne dure qu’un instant, le tamis des médiateurs a fait le tri préalablement.

    Nul n’ignore que ce processus est dicté de l’extérieur. Une marche forcée, la pauvreté sur le dos. Les damnés de la terre de l’ère moderne. Le moment de la réparation viendra plus tard, après la victoire. Et le temps n’est pas aux lamentations. Le militantisme ne suffit plus non plus face à l’immensité du défi. De même, la récitation de principes ne sauvera pas l’intégrité physique des malgaches en tant que peuple. Les états d’âme ne sont pas une réponse à l’impatience d’une écrasante majorité des malgaches à vouloir en découdre.

    Et en dépit des légitimes réserves, sur leur transparence et leur organisation, ces élections doivent être l’occasion de prouver que ceux qui ont pris le pouvoir en 2009 et responsables de cette faillite collective, sont rejetés par les malgaches.

    A défaut d’avoir repris leur dû par la rue ou par d’autres moyens, la responsabilité incombe à chacun, épris de liberté et soucieux du retour à la légalité, de convaincre qu’il est aussi possible de se départager par les urnes. Des précautions doivent évidemment être prises…

    Dans le contexte actuel, l’indifférence est le meilleur allié des putschistes. Aller voter est plus que l’accomplissement d’un devoir civique, c’est un acte moral, comme un instinct de survie face à l’arbitraire. 

    Voter pour Jean-Louis Robinson est un acte de résistance !

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