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  • Lettre ouverte: "Nous demandons la libération inconditionnelle du Président Ravalomanana et de tous les prisonniers politiques"


    Lettre ouverte au Groupe International de Soutien à la Feuille de Route pour Madagascar, à la SADC et à la Communauté Internationale

    « Nous demandons la libération inconditionnelle du Président Ravalomanana et de tous les prisonniers politiques»


    Cela fait maintenant plus d’une semaine que le Président Ravalomanana est maintenu en détention préventive dans une base aéronavale à Antsiranana dans des conditions déplorables, humiliantes et dégradantes, pouvant être assimilées à une torture morale et ce, après avoir été kidnappé violemment à son domicile et tenu au secret pendant plusieurs jours par les forces spéciales du régime actuel. Nous rappelons qu'une disparition forcée équivaut à un crime contre l'humanité selon le statut de Rome de la Cour Pénale Internationale, ratifié par Madagascar.

    Actuellement, le président Ravalomanana est privé de ses avocats. La seule visite accordée à sa famille s’est déroulée sous haute surveillance et dans un temps très limité.

    Par ailleurs, le régime multiplie les stratagèmes pour rassurer la Communauté Internationale en parlant de « résidence surveillée » (au lieu de « détention ») ou d’« invitation du Président Ravalomanana à la réconciliation nationale ».

    A ce jour, il n’y a rien de substantiel qui démontre la bonne volonté du régime. Au lieu de libérer le Président Ravalomanana, il continue au contraire à attiser les tensions par des répressions violentes. En effet, les forces de l’ordre ont procédé à l’arrestation arbitraire de trois personnes, samedi dernier, lors de la manifestation pacifique des pro-Ravalomanana pour demander sa libération. Certains manifestants ont été torturés et gravement blessés (un doigt sectionné).

    Face à ces violations flagrantes des droits de l’homme, nous demandons au GIS, à la SADC et, d’une façon générale, à la Communauté Internationale, de prendre vos responsabilités en tant que garant de l’application des mesures d’apaisement, de mettre en œuvre des actions urgentes visant à libérer immédiatement le Président Ravalomanana ainsi que tous les prisonniers politiques.

    Dans l'intervalle, nous demandons aux corps diplomatiques présents dans le pays de rendre visite urgemment au Président Ravalomanana pour se rendre compte des traitements qui lui sont infligés et s'assurer de ses droits de disposer d'un avocat.

    Ne doutant point de votre volonté de voir Madagascar s’engager dans la voie de l’apaisement et celle de la stabilité politique, nous vous remercions de l’intérêt que vous portez à notre lettre.


    Genève, le 22 octobre 2014


    GTT INTERNATIONAL GENEVE – Collectif des Patriotes Malagasy
    15, rue des Savoises
    1205 Genève - CH
    collectifgtt@gmail.com
    http://gtt-international.blogspot.com/



    Destinataires :
    GIS – SADC - Représentations diplomatiques étrangères à Madagascar

    ravalomanana_prisonnier_politique.Madagascar
    "Nous demandons la libération inconditionnelle du Président Ravalomanana"

    4 commentaires:

    1. Union Africaine: Stupide et hypocrite

      Les circonstances du retour de Marc Ravalomanana, l’exilé en provenance d’Afrique du Sud continuent toujours d’alimenter des débats passionnés à Madagascar et dans les milieux diplomatiques de la capitale malgache. Si dans les coulisses du régime en place, on avance la thèse d’une arrivée inopinée qui n’a point été convenue entre les dirigeants et le fondateur du parti TIM, la réaction de l’Union Africaine et de quelques représentations étrangères aux doubles langages ne peut convaincre personne. A qui fera-t-on croire que Marc Ravalomanana a pu mettre fin à son séjour en terre africaine sans un sérieux coup de pouce de quelques intérêts étrangers inavouables ?

      La Nation: http://www.lanation.mg/archive.php?id=14675

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    2. La communauté internationale nous avait suffisamment bourré le mou avec la nécessité de l’application intégrale des injonctions de cette feuille de route très controversée qu’aucune personne ayant, ne serait-ce que le minimum de bon sens, ne se ridiculisera à avaler que le retour en terre natale de l’homme d’Imerikasinina s’est effectué en solo (déjà pour moyen transport employé, la seule pensée d’une traversée à la nage du Canal de Mozambique relève de la pure folie). Conclusion : ceux qui veulent nous tourner en bourrique avec leur scénario d’un débarquement condamnable parce que n’ayant pas fait l’objet d’une action concertée, ne sont que de fieffés menteurs doublés d’hypocrites sans scrupules. Une dépêche de Radio France Internationale publié le 13-10-2014, modifié le 13-10-2014 à 10:06 affirme comme suit. «C’est par un avion privé que l’ancien président est arrivé de Johannesburg, où il vivait en exil depuis son renversement en mars 2009. Toujours selon ses proches, il était accompagné d’éléments de la SADC, la Communauté d’Afrique australe, organisation médiatrice dans la crise politique malgache depuis cinq ans. Marc Ravalomanana avait annoncé plusieurs fois son retour. Il avait même tenté de prendre l’avion par deux fois, mais les autorités l’en avaient empêché. Ses partisans s’étaient à l’époque rassemblés pour l’accueillir.

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    3. Il y avait eu de grands attroupements aux abords de l’aéroport. C'est finalement en catimini qu’il est rentré chez lui ce lundi ». Pourquoi alors le blâmer après les lâches et couardes tergiversations d’une bande de putschistes et de leurs héritiers naturels, les successeurs actuels ? Ce qui devait arriver arriva inévitablement. Comment peut-on avouer ensuite le plus officiellement du monde à la face du monde entier que « ce retour s'est effectué sans concertation ni avec les autorités malgaches ni avec la Communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC) » ? La Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA), Dr. Nkosazana Dlamini-Zuma aurait rendu un grand service au continent africain tout entier en évitant d’avoir recours à un mensonge diplomatique de ce calibre qui tient à la foi de la mauvaise foi et de la perfidie politicienne la plus basse, après que, sans désemparer, toutes les voix autorisées en charge du dossier Madagascar, aient seriné comme un refrain sur tous les tons, l’inusable couplet de l’article 20 de la feuille de route précisant le retour de tous les citoyens malgaches exilés pour des raisons politiques « y compris Monsieur Marc Ravalomanana». Sans oublier d’évoquer avec mesquinerie le passage de l’article 45 d’une note explicative vicieuse que «la SADC reconnaît et respecte la compétence, la légitimité et l’indépendance des systèmes judiciaires de ses Etats membres. La SADC n’a pas le pouvoir de s’ingérer ou d’annuler quelque condamnation judiciaire par le tribunal national de tout Etat membre». En divers territoires, l’Union Africaine n’a fait que montrer son incapacité à régler les problèmes (en Lybie, au Tchad, au Mali et même en Egypte). Le fiasco est total, les troupes d’intervention de la France et des Nations Unies sont là pour le prouver.

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    4. Il est vrai qu’il n’y a pas lieu de dire bravo à ces coups de cœurs lâchés par celui qui, confronté à la traîtrise des uns et aux fourberies d’une partie de sa mouvance, avait complètement perdu le contrôle de ses émotions et pratiquement disjoncté devant les roublardises avérées de l’équipe au pouvoir. Le seul tort de marc Ravalomanana c’est de n’avoir pas attendu le bon moment pour cracher le venin. Les médias ont diffusé en boucle ce que tout le monde sait dans le pays. « L’ancien chef de l’Etat avait été jugé et condamné aux travaux forcés à perpétuité par contumace pour la mort d’une trentaine de manifestants abattus devant le palais présidentiel alors qu’il était encore en fonction. Marc Ravalomanana a déclaré en juillet dernier qu’il était prêt à comparaître devant une cour malgache pour répondre des accusations portées contre lui». Mais de là à réagir comme elle a fait l’autorité centrale de la 4ème République, il faut reconnaître que lorsque « le gouvernement l’a fait aussitôt arrêter et l’a placé en résidence surveillée dans l’enceinte de la base aéronavale à Diego Suarez, dans le nord de l’île », une fois de plus Hery Rajaonarimampianina a raté l’occasion d’asseoir une stabilité salutaire pour un régime sur la pente glissante d’une mauvaise gouvernance qui s’installe.
      Le correspondant de RFI ne peut qu’avoir raison d’affirmer « En tout cas, l'actuel président malgache, Hery Rajaonarimampianina, dont les soutiens politiques s’effritent, a tout intérêt à être celui qui réalisera cette réconciliation nationale attendue depuis plusieurs années. Ce processus est censé mettre fin au cycle de crises politiques qui paralysent le pays ». C’est là une issue favorable au pays que tous les habitants souhaitent de tout cœur. A condition que dans les allées du pouvoir, on prenne conscience enfin que le moment est venu de joindre la parole aux actes et d’arrêter de jouer aux plus fins avec une population qui n’aime qu’on la considère comme des canards sauvages.

      http://www.lanation.mg/archive.php?id=14675

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