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  • 26 janvier 2009 - 26 janvier 2016: Sept ans après, toujours rien !


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    Madagascar a été le théâtre d’un événement sans précédent le 26 janvier 2009. Tous les bâtiments et autres biens du Président Marc Ravalomanana ont été pillés et brûlés à Antananarivo, la radio et la télévision nationale ont subi le même sort. Ailleurs dans la capitale, les pompiers ont découvert plusieurs corps calcinés dans un magasin pillé.



    Le bilan est lourd, 25 corps calcinés « ils sont tellement brûlés qu’ils seront difficilement identifiables » selon un responsable des pompiers. Les victimes auraient été prises au piège dans le brasier, au plus fort des pillages. Plusieurs milliards de pertes pour les sociétés du Président Marc Ravalomanana, dont, Tiko, Magro, MBS Tv et Radio, Le Quotidien, Ny Vaovaontsika…Un couvre feu a été instauré par le régime de l’époque, un signe de la volonté des pouvoirs publics de rétablir l’ordre dans la capitale. Des unités militaires ou de policiers sont postées devant la plupart des supérettes ou autres enseignes susceptibles d’être pillées…

    En province aussi, des incidents ont eu lieu. Des magasins Magro ont également été pillés dans la plupart des grandes villes. Les premières villes touchées par ces pillages, cantonnés à un ou deux quartiers, sont Mahajanga sur la côte ouest, Toliary plus au sud, Antsirabe. D’autres incidents ont aussi été relevés à Fianarantsoa et enfin à Toamasina.

    Alors, saura-t-on un jour si toute la vérité sur le véritable déroulement des événements du 2 janvier 2009 ? Verra-t-on les responsables de ces casses et ces pillages organisés à grande échelle, notamment le leader du mouvement de l’époque occuper le banc des accusés ?

    Pour l’heure, le principal meneur du mouvement de 2009 est Andry Rajoelina. Il a été le principal leader lors de la journée sanglante du lundi 26 janvier. Il était dans les rues d’Antananarivo quand la capitale a été mise à feu et à sang par des manifestants fous furieux. Sept ans après les faits, la vérité sur l’affaire du 26 janvier 2009 n’est pas dévoilée au grand public et aux proches des victimes. Force est de constater que les plaintes déposées au Tribunal relatives à cette affaire par l’association des victimes n’ont pas connu de suite. La vérité doit être portée à la connaissance du public en général et des proches des victimes en particulier. Tout le monde sait pourtant que, pour y parvenir, il faut une enquête minutieuse et un procès équitable. Ce qui semble rare chez nous.

    Pour que les victimes ne soient pas réduites au statut de simples sacrifiés pour faire aboutir une cause politique, il faut un procès sur le «lundi noir ». Des jeunes entrepreneurs ont tout perdu en une nuit ce 26 janvier. Certains étaient contraints au suicide en constatant les dégâts alors qu’ils avaient encore à rembourser leurs banquiers.

    Le maire de la capitale de l’époque, Andry Rajoelina avait promis d’aider les victimes du pillage puisqu’il a été lui-même parmi les principaux acteurs de cette crise dévastatrice en manipulant la foule dans les rues de la capitale. Mais aucune indemnisation ou soutien financier aux victimes n’a été déboursé même si Andry Rajoelina a passé cinq ans au pouvoir en tant que président de la Transition.

    Tout le monde se rappelle, en tout cas, que c’est Andry Rajoelina qui était le principal meneur des mouvements de rue dans la capitale à cette époque. Il se trouve donc au centre des préoccupations des enquêteurs si une enquête a lieu. On comprend facilement ainsi pourquoi aucune enquête n’a été déclenchée au moment du régime de Transition dans le pays. Mais aujourd’hui, Hery Rajaonarimampianina qui était le ministre des Finances de Andry Rajoelina a accédé au pouvoir après une élection truffée d’irrégularités ne fait rien, alors qu’une enquête est incontournable. C’est l’unique moyen de garantir la vérité sur ces faits douteux et désastreux. Que les responsables de ces massacres répondent de leurs actes devant la justice, qu’on indemnise les victimes. C’est l’unique souhait de tout le peuple…

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