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| Rajoelina doit d’abord être jugé pour ses crimes... |
Des sources indépendantes laissent comprendre également que les chefs d’Etat de la SADC sont persuadés, depuis longtemps, qu’Andry Rajoelina n’est effectivement pas blanc comme neige dans cette affaire. Au contraire. C’est entre autres l’une des raisons pour laquelle, les présidents Africains n’ont jamais gobé ce que Rajoelina et ses amis ont raconté sur la tuerie du 7 février.
C’est ainsi que lors d’une réunion durant laquelle l’équipe de la mouvance Rajoelina voulait présenter les photos du 7 février, le président Jacob Zuma s’est contenté de dire « ne me montrez plus ce document ».
Un message clair
Le 7 février, qui a occasionné une trentaine de morts et des centaines de blessés, peut ainsi tout à fait constituer un motif de condamnation pour l’actuel chef de la Transition.
Lourdes peines
De même, pour l’affaire du 26 janvier, l’actuel président de la Transition peut encourir de très lourdes peines. Car les émeutes qu’il a dirigées, ont fait environ 80 morts. Sans parler des dégâts matériels estimés à plusieurs milliards d’ariary. Compte tenu de la manipulation d’une Justice des vainqueurs dans le pays, l’affaire du 26 janvier n’a jamais été jugée malgré la gravité du crime. Mais une fois la Justice décidée à assumer son impartialité, l’affaire du 26 janvier ne peut que déboucher sur la condamnation d’Andry Rajoelina et de ses amis qui ont harangué la foule ce jour là.
L’autre affaire dramatique qui peut occasionner une procédure pénale à l’encontre de Rajoelina concerne la tuerie perpétrée dans le Sud de Madagascar. Les preuves ont déjà fait le tour du monde sur ce véritable massacre autorisé. Amnesty International a parlé au moins de 250 morts, tandis que d’autres témoignages locaux ont évoqué des chiffres encore plus effarants. Même au niveau international, une procédure pourrait être engagée sur ce genre de crime.
Les membres de l’opposition ne sont pas contres l’amnistie générale pour mettre un terme au conflit politique dans la Grande Ile, mais beaucoup d’entre eux sont convaincus que Rajoelina doit d’abord être jugé pour ses crimes. Naika Eliane rappelle que même pour le coup d’Etat de 2009, l’actuel président de la Transition doit être sévèrement condamné, d’autant qu’une sanction de l’Union Africaine a été déjà prononcée à son encontre.
http://lanation.mg/

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