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  • Lauréat du premier tour :« La bienveillance prime à la force » selon Jean-Louis Robinson


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    Le candidat d’Andry Rajoelina, Hery Rajaonarimampianina, a été battu lors de la première manche de l’élection présidentielle par le candidat de Marc Ravalomanana, Jean-Louis Robinson. Au second tour, Hery Rajaonarimampianina aura fort à faire pour renverser la tendance. Selon Jean-Louis Robinson, la bienveillance l’a emporté sur la force et l’argent.

    Le timide candidat de Marc Ravalomanana, Jean-Louis Robinson, n’a pas tenu devant la presse hier sa satisfaction après sa victoire au premier tour, face à l’arrogant Hery Rajaonarimampianina, qui a représenté Andry Rajoelina aux élections. Selon Jean-Louis Robinson, « la bienveillanc l’a emporté face à la force et à l’argent ». La moralité, ce qu’a revendiqué le candidat du parti Avana, avec sa manière de gérer les choses. Il s’abstient aux dépenses faramineuses et aux différentes gesticulations artificielles. Il a prôné l’intégrité, l’équité, durant sa campagne. Par contre, Hery Rajaonarimampianina qui a fait couler à flot l’argent pour le compte de sa campagne, en achetant les âmes en sa faveur, n’a réussi que recueillir le quart des voix exprimées durant le scrutin du 25 octobre dernier. C’est ce candidat de « Hery Vaovao »qui incarne la force… violente.

    Hery Rajaonarimampianina est soutenu par les putschistes. Il figure, lui aussi dans les rangs de ces partisans des coups de force. Hery Rajaonarimampianina a dirigé le pays avec ses supérieurs, durant la transition, d’une main de fer. Ce candidat fut parmi les responsables des répressions tout au long de la transition. Il a regardé sans bouger le petit doigt face aux abus de toutes sortes des militaires putschistes. 

    Au niveau de son ministère, lorsqu’il gérait les finances publiques et le budget de l’Etat, beaucoup de langues se délient sur sa manière de faire, face aux opérateurs économiques privés. C’était durant son mandat que la société Sherritt a crié scandale sur un racket financier dont elle a été victime, d’un montant de plusieurs millions de dollar. Son image est ternie durant la transition. Et l’odeur de l’argent qui s’en dégageait, empêche tout redressement de son image devant l’opinion publique. Tel est le contour du candidat Hery Rajaonarimampianina qui explique son minable score au premier tour. La majorité a démontré qu’elle ne veut pas d’un genre de politicien rapace et arrogant comme cet ancien ministre des Finances.

    Le vent souffle alors pour Jean-Louis Robinson, qui, lui aussi, a encore du pain sur la planche pour espérer victoire au second tour. Le sort n’en est pas jeté pour autant pour lui. La marge de manœuvre est élargie pour ce candidat de Marc Ravalomanana. Pourtant, il n’a pas droit à l’erreur. Il a intérêt à agir avec prudence et délicatesse sans oublier la vivacité qui devrait être engagé à fond.

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