Depuis la reprise en main par le président Ravalomanana du parti qu’il a créé, le Tim s’est remis en ordre de bataille pour affronter les prochaines échéances. Les démembrements du parti mis en veilleuse durant ces 5 dernières années se sont réveillés autour des congrès régionaux, mobilisant les militants et les adhérents sur des thèmes mettant en valeur le patriotisme, le courage et la fierté d’être malgache. La période de reconquête est en marche et ne laisse pas indifférents les autres partis.
Personne n’ignore que le parti au pouvoir est dans la tourmente. La séquence de la déchéance contre Rajaonarimampianina n’est pas encore finie. Elle s’est prolongée contre le gouvernement et la guerre entre les institutions est loin de s’achever. En s’invitant sur le terrain politique, la Hcc dans l’article 5 de son avis, a provoqué l’effet inverse en faisant tomber son masque de neutralité. Ce fameux pacte de responsabilité est devenu le point de ralliement des parlementaires échaudés par l’échec de leur requête contre le chef de l’état. En échouant à censurer le gouvernement, et pour ne pas perdre la face, ces députés vont ouvrir un nouveau front pour continuer leur bataille contre l’exécutif. Et le contexte s’y prête bien. Malheureusement, au lieu d’avoir des débats autour des idées, ils se focalisent sur les personnes.
Comme le président national du Hvm Rakotovao ne craignant pas le ridicule en prenant en grippe tous ceux qui ne lui font pas allégeance comme s’il disposait de la majorité à l’assemblée nationale. En évitant le renversement grâce au non vote de 17 députés, le gouvernement des mallettes serait-il la seule invention de ce parti présidentiel ?
De même, si le secrétaire général du Hvm n’est pas touché par la disgrâce, il aurait gardé son poste de Pca d’air Madagascar et de secrétariat général de la présidence. Et si ce n’est pas un aveu d’échec, Rajaonarimampianina a une manière particulière de remercier ses collaborateurs. Rabary Njaka est devenu un accident industriel à l’échelle de Madagascar, lui-même devenu la marque de fabrique du Hvm.
Après un an et demi de mandat ce parti présidentiel éprouve toutes les peines du monde à imprimer ses marques auprès de l’opinion et cherche à imposer ses méthodes de gestion au sein de ces entreprises à capitaux publics. Le fiasco est total et l’onde de choc est relayée par l’apparition de nombreux foyers de tension sociale.
Garder la tête froide en pareille situation n’est pas donné à tout responsable digne et on comprend dès lors la nervosité de ces gens en situation qui se créent volontairement des ennemis pour se rassurer et prouver qu’ils ont le pouvoir. La tentation de l’abus et de l’absurde n’est jamais loin comme ces décrets fixant les modalités d’organisation des communales, invitant les électeurs à départager les candidats en cochant des logos sans connaitre le nom de leur futur maire.
Pareillement, on ne peut pas croire au simple fait du hasard quand les entreprises (Mbs, Tiko) appartenant au Président Ravalomanana fassent toutes l’objet de tracasseries à quelques semaines de ces scrutins municipaux.
Dès lors, on est tenté de poser la question : quand il n’est plus possible d’opposer des obstacles administratifs à son épouse Lalao pour devenir le prochain maire de la capitale, les menaces sur les entreprises familiales sont-elles aujourd’hui les derniers moyens de dissuasion pour empêcher les malgaches de choisir librement leur dirigeant ?
Le climat politique actuel n’est pas propice à l’apaisement puisque des groupements de diverses tendances appellent au report de ces communales avec des motivations différentes. Si ces appels peuvent avoir des raisons valables, le calendrier doit être tenu comme prévu. L’exécutif est responsable de la bonne organisation de ces scrutins, tout en gardant à l’esprit le hold up électoral des dernières présidentielles. Et si la Cenit a survécu à la fin de la transition, les risques de fraudes à grande échelle ne sont pas exclus. Toutes les précautions doivent être prises par les états-majors politiques pour défendre l’intégrité des résultats issus des votes. Au-delà de convaincre les citoyens à défendre leur droit et leur liberté en allant voter, les campagnes doivent aussi orienter leur message dans la mise en garde contre les détournements et les manipulations d’après vote.
source: http://tim-madagascar.org/

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